Comme les autres utilisateurs de Gmail, j’ai été de manière plutôt abrupte au nouveau service Google qui permet de partager des infos avec vos contacts.
Intrigué par Buzz, j’ai voulu voir si c’était encore un truc qui allait m’amuser 5 minutes ou s’il y avait un peu plus de consistance.
Google Buzz s’incruste
Au départ, j’ai ressenti un soupçon d’énervement quand j’ai ouvert mon compte Gmail pour trouver un message Google carrément incitatif pour mettre en route le service Buzz. J’aime bien qu’on me laisse tranquille à effectuer une tâche sans avoir à me préoccuper d’autre chose. La mode des gros pavés annonçant une nouvelle fonctionnalité permet certainement d’augmenter le taux d’adoption, mais ça pourrait être plus subtil.
Edit : je viens d’apprendre qu’on pouvait volontairement activer Buzz sans attendre d’être convoqué par le gros pavé intrusif à l’ouverture du Webmail.
Une fois passé l’esprit de révolte, c’est la curiosité qui reprend le dessus. Heureusement, Google a pris soin de propose quelque chose qui soit compris sans effort. Rien à voir avec Google Wave dont je n’ai toujours pas compris à quoi ça sert ni comment s’en servir. Par contre, je n’ai pas capté pourquoi Buzz n’est pas accessible depuis tous mes comptes Gmail.
En bref
Google Buzz sert à partager des infos avec les contacts enregistrés dans votre compte Gmail. D’emblée, on me propose les habituels potes fanatiques du Web que je retrouve en m’inscrivant sur n’importe quel outil Web. Une poignée de clics plus tard, j’ai lié mes comptes Twitter, Flick, Picasa, Youtube, disponibilité iChat et Google Reader. En retour, j’aperçois les premiers murmures sur Buzz de mes « abonnés » qui sont faciles à gérer. Les fonctionnalités associées à l’interaction avec les posts sont simples et efficaces.
Vidéo de présentation officielle
La vidéo suivante présente le concept et les principales fonctionnalités de Google Buzz.
Ce que je n’aime pas
La critique évidente est déontologique puisqu’il s’agit encore et toujours d’un outil Google. Le fait que Buzz s’introduise dans Gmail touche l’espace intime puisqu’il s’agit de mes eMails. C’est un bon rappel à l’ordre que Google reste décisionnaire par rapport à tout ce qui touche ses outils. Nos eMails sont gracieusement gérés, mais il faut accepter la contrepartie commerciale.
Sur un autre plan, Buzz ne répond pas à un besoin spécifique. Je suis déjà suréquipé en trucs et bidules pour partager tout et n’importe quoi. Logiquement, mes proches contacts ont déjà vu passer mes flux par d’autres biais. Sans doute que Buzz risque de suralimenter ceux qui me suivent déjà sur Twitter ou ailleurs.
Ce que j’aime
J’essaye de limiter les crossovers. En principe, mes diverses activités sur Internet sont compartimentées. Je n’annonce pas tout ce que je fais à tort et à travers. Par exemple, il faut commencer sérieusement à fouiner pour trouver une corrélation entre mon Flickr et mon Twitter ou même Facebook. D’autres ont étroitement liés leur synergie, mais il faut bien prendre garde à ne pas intoxiquer vos contacts.
Justement, certains de mes comptes sont carrément pollués avec des contacts que je ne connais pas ou dont je me fous éperdument. Si je n’étais pas resté en contact avec ce camarade du CM2, ce n’était peut-être pas si intense de se retrouver sur Facebook ! Puis je ne pense pas avoir bu l’apéro avec la plupart des 1 300 et quelques personnes qui me suivent sur Twitter.
Dans ce sens, Buzz est sans doute un moyen pratique de partager avec un réseau plus intime qui est déjà sélectionné naturellement puisqu’il s’agit des mes contacts Gmail. Remarque, j’abuse peut-être aussi en clamant que tous ceux avec qui je converse sur Gmail sont vraiment qualifiable de « réseau intime. » En tout cas, ça limite déjà la dispersion par rapport à la manière dont les « amis » apparaissent ailleurs.
J’aime par dessus tout le fait qu’on ne soit pas limité à 140 caractères sur Buzz. Vous avez déjà essayé de tenir une conversation sur Twitter ?
Si vous souhaitez faire disparaitre Buzz, il suffit de le désactiver dans le menu de bas de page dans Gmail.
J’adopte… pour l’instant
Google Buzz n’est pas un canal dénué d’intérêt. Ce n’est pas un Twitter Killer, mais ça reste un canal hautement qualifié pour communiquer. M’enfin, j’imagine que du côté des gars de Twitter qui n’ont pas encore gagné un rond avec leur bouzin, ça doit faire couler une goutte de sueur froide lorsqu’un mastodonte comme Google lance un service de micro-blogging.
Dans tous les cas, je vais surveiller de près comment Google Buzz va se développer. Il est certain qu’il faudra régler ce que je vais transiter par ce canal car mon flux est carrément anarchique actuellement (pas grand chose à voir entre tous ces comptes cités plus haut). J’attends avec impatience de voir ce que les autres feront buzzer (ouf j’ai utilisé ce terme atroce qu’une seule fois !).


