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Comment évaluer la concurrence sur une requête


Afin d’analyser la faisabilité d’atteindre les premières positions sur un résultat de recherche Google, il existe pléthore d’outils et services.

Pourtant, il suffit de manier correctement l’opérateur de recherche allintitle:, ainsi que jeter un coup d’œil sur les résultats sponsorisés Adwords.

Avec l’infinité d’outils gratuits à disposition pour jauger les mots clés, on oublie parfois que les meilleures solutions sont parfois les plus simples. En l’occurrence, il ne s’agit pas de trouver les bons mots clés, mais plutôt d’évaluer le degré de difficulté pour venir s’incruster parmi les premiers résultats qui sont draineurs de la majorité du trafic.

Évaluation rapide de faisabilité sur Google

Aujourd’hui, on m’a demandé un avis à propos de la faisabilité de pénétration sur une requête. Mon interlocuteur évoquait avec une certaine angoisse les dizaines de millions de pages comptabilisées par Google. Effectivement, s’il me faut devancer des millions de pages optimisées pour le référencement, il est fort probable que je doute des chances de succès.

Sauf que nous bataillons principalement contre les pages optimisées pour le mot clef, plutôt que les résultats bruts. Dans ce cas, il n’est plus question du nombre global de pages, mais seulement des pages qui possèdent des indices évoquant une optimisation spécifique sur le mot clef en question.

Je ne vais rien apprendre aux experts, mais le nombre de fois qu’on m’a posé la question à propos de l’évaluation de concurrence sur un mot clef vient de franchir le seuil qui dicte de rédiger un billet. Désormais, ma réponse  pointera vers cette page.

Dans ce cas précis, il n’est pas question d’extension Firefox ou d’outil disponible gratuitement sur Internet.

L’opérateur allintitle: tout simplement

Pour évaluer la faisabilité d’un mot clef, je tape la requête avec et sans guillemets dans Google. Au-delà du nombre de résultats bruts, c’est surtout le nombre d’annonces Adwords qui m’intéresse. Se trouver en face d’une longue liste donne déjà un indicateur à propos de l’intérêt des gestionnaires de sites Web pour les mot clés. Bien entendu, un grand nombre de résultats sponsorisés ne veut pas forcément dire que la requête est costaud sur les résultats naturels. C’est juste un rapide indicateur pour noter l’intérêt commercial pour la requête.

Ensuite, j’entre la requête allintitle:mots clés et allintitle: »mots clés ». C’est ainsi que se dévoilent les pages qui ont inséré le mot clef dans la balise TITLE. Comme explique le petit manuel du bon référenceur, il faut absolument inscrire les mots clés ciblés dans TITLE. Du côté Google, l’opérateur allintitle: remonte en bloc tous ceux qui ont inclus les mots clés dans TITLE. La différence de résultats est énorme avec la requête pratiquée sans opérateur. Cela peut rassurer de voir moins de résultats, mais il convient d’ajuster correctement ses ambitions. Quelques dizaines de milliers de résultats avec les mots clefs dans TITLE me laissera plus perplexe que les dizaines de millions de résultats génériques.

Bonus avec allinanchor:

Pour les bons élèves, il existe aussi allinanchor:mots clés qui va retourner les pages utilisant les mots clés dans l’ancre du lien (anchor text). En fouinant parmi les résultats, vous allez trouver d’excellentes pages pour poser votre lien, mais aussi enlever les liens vers vos concurrents lorsque c’est possible.

Avec la balise TITLE et l’anchor text des backlinks, nous avons fait le tour des deux paramètres les plus offensifs en termes de positionnement sur Google. En jonglant avec les opérateurs allintitle et allinanchor, vous allez jauger rapidement le niveau de concurrence, identifier vos adversaires et repérer vos futurs partenaires.

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25 réponses dans “Comment évaluer la concurrence sur une requête”

  • Aurélien dit:

    Soit, je n’ai pas les yeux en fasse des trous ou du moins pas bien coordonnés au cerveau, soit tu utilises deux fois « le petit manuel du bon référenceur » et pour deux explications différentes (tu utilises le terme « inverse »).
    Ne pas oublier l’aspect linking pour certains sites, à l’aide de SEOQuake ou autre.

  • Laurent dit:

    C’était effectivement tourné de manière lourdingue. J’ai corrigé.
    Merci

  • Matthieu dit:

    Complétement d’accord avec toi.
    Les clients pensent souvent que le degré de difficulté pour se positionner sur un mot-clé est le résultat brut de réponse. Mais ce chiffre seul est bien trop imprécis.
    Je reverrais également mes clients sur ta page pour qu’ils comprennent 😉

  • MagicYoyo dit:

    J’avais fait des analyses assez poussées où je testais plusieurs critères : tels que nombre de résultats, allintile, allinanchor, PR moyen des 10eres pages…

    Au final, aucune des évaluations ne confortait ma perception et mon expérience sur la trentaine de MC testés.

    En clair, j’ai aujourd’hui un doute sur la faisabilité de ce type d’évaluation avec un taux de fiabilité ne serais-ce que moyen.

  • Aymeric Jacquet dit:

    Keep It Stupid Simple.

    Je dirais également que le type majoritaire de sites retournés dans les résultats peut donner un signal de certaines orientations à prendre (informatif, descriptif, actus…)

  • L'homme du train dit:

    Astuces intéressantes. Dans mon cas, la difficulté est de savoir quels sont mes concurrents… Je ne suis pas sur de vraiment en avoir beaucoup ce qui devrait faciliter la SEO à terme…

  • Laurent dit:

    @Matthieu: concernant les clients, je propose le choix entre cette solution et un plugin Firefox ou un outil en ligne. Dans 99% des cas, ce sont ces opérateurs qui l’emportent.

    @MagicYoyo: il faudrait nous en dire plus sur ton test. Ton évaluation est suivie d’actions pour atteindre la requête ?

    @Aymeric: j’ajoute la différentiation afin de sortir du lot. En analysant ce que font les autres, on peut trouver un angle plus intéressant. C’est surtout vrai pour TITLE puisqu’on laisse souvent moins de latitude à l’anchor.

    @L’homme du train: ça fait partie des bonnes surprises lorsqu’on découvre qu’il n’y a pas grand monde qui tâte du SEO, alors que le nombre de résultats brut n’est pas anodin.

  • Robin dit:

    Tiens, je ne connaissais pas la commande allinanchor 😀

    Petit billet fort intéressant 😉

  • Michel Babin dit:

    On peut aussi regarder la nature des résultats renvoyés en serp. Si ce sont en majorité des noms de domaine, la difficulté sera plus grande que si les résultats sont constitués de pages ; On aura à lutter dans le 1er cas contre des entités plus ou moins volumineuses, alors que dans le second cas ce seront des documents face auxquels mieux se positionner.

  • ekolmerschlag dit:

    Avec un ami, on avait réfléchi à réaliser un « algorithme » du niveau du concurrence. C’est surtout cet ami qui avait travaillé dessus…

    On avait dénombré plus de critères que les 3 cités ici. Mais le principal problème que nous avions eu c’était la pondération de ces critères…

  • julienb dit:

    Petit billet tres interessant… bonnes infos, je completerai avec une rapide evaluation de certain sites qui ressortent sur les requetes precitees. Mais c’est vrai que le allintitle and allinanchor sont une des premieres etapes.

  • Sylvain dit:

    Je trouve la reflexion de Michel Babin assez judicieuse (sans doute parce que je me suis fait la même ;-))

  • 512banque dit:

    Exactement la même remarque que Sylvain et Michel Babin !

    Moi, quand je veux comprendre la différence entre une requête concurrentielle et une requête non concurrentielle, je compare la requête :

    « manger des chips au paprika »

    avec

    « referencement »

    Et là, me sautent aux yeux : nombre de résultats, type d’urls, et adwords.

    L’ajout de l’utilisation allintitle est toute bête, mais fallait y penser ! 🙂

    Très bon article, Laurent 🙂

    Je rêve ou ton blog a changé graphiquement ?

  • Laurent dit:

    @Robin : il faut explorer les entrailles du monstre 😉

    @Michel Babin : fondamentalement, je suis 100% d’accord avec ta remarque. Effectivement, il est possible d’ajouter des autres paramètres intéressants. Nom de domaine et âge du site ne sont pas des moindres.
    Par souci de compréhension, j’ai vraiment tenté de resserrer aussi serré que possible. C’était sans compter sur les spécialistes de passage.

    @Parquet Alsace : il existe des tas d’outils pour analyser la concurrence qui seront certainement plus complets, mais c’est aussi sage de savoir s’en passer. Si je ne sais pas triturer Google « root style », comment puis-je prétendre m’en imprégner ?

    @Houston SEO & Sylvain : ben moi aussi en fait 😉

    @512banque : mon blog a subi une refonte graphique en décembre, mais je ne suis toujours pas satisfait. Un nouveau changement est à prévoir.

  • Keeg dit:

    mais aussi enlever les liens vers vos concurrents lorsque c’est possible

    J’adore^^

  • Lionel dit:

    Excellent article. Ces commandes permettent de dissocier la concurrence directe de la concurrence indirecte. Effectivement, elles isolent et identifient bien les concurrents sur une requête de mots-clés.

  • Doughi SEO dit:

    Encore une fois excellent article. De même je ne connaissais pas « allinanchor ». Est ce récent ?
    Je m’empresse de rajouter son utilité à ma liste de raccourcis Google !

    Bravo pour le post !

  • Le Salopard dit:

    allintitle, allinanchor et allintext est aussi un bon moyen de voir si votre site est sur-optimisé.

    J’ai un site d’un client que j’ai pu remttre dans le top10 avec allinititle,il était deuxième sur la requête, et à la page 4 dans les serp…

  • marc dit:

    Merci de partager ces astuces pour analiser les concurent sur les mots clés.
    Je connaissais allintitle mais pas allinanchor.

  • moreaux dit:

    Je ne connaissais pas la commande allinanchor qui est vraiment très utile.
    Il est vrai que qu’il est bon de connaitre les mots clés des ancres de ses concurrents.
    Merci pour l’info.

  • Monsieur dit:

    Simple et efficace cette technique ! Merci. J’utilise habituellement un outil pour remonter uniquement le nombre de pages indexées GG sur un mot clé, mais je suis assez d’accord avec les commentaires de chacun : ces indicateurs sont peu fiables mais donnent au moins une tendance et un premier indicateur qui permet d’affiner son listing de mots clés.

  • bdrouhard dit:

    Bien content d’entendre cette méthode pour détermine le niveau de concurrence d’un mot clé, méthode beaucoup plus aboutie que le seul nombre de résultats retournés par Google. C’est cette dernière méthode qui est préconisée par Olivier Andrieu dans son livre « Réussir son référencement web », et elle me laissait perplexe, car c’est un excellent livre, mais juger la concurrence d’un mot clé sur le seul nombre de résultats était digne d’un élève de CE1 !!!

  • Fash.fr dit:

    Il existe aussi allintext, qui permet apparemment de voir notre positionement en fonction du contenu de nos pages, sans les pénalités

  • bdrouhard dit:

    C’est vrai que les opérateurs du style allintext: dans google permettent d’avoir aussi d’autres éléments de réflexion. A voir d’ailleurs la page suivante qui résume l’utilité de tous ces opérateurs (allintext, allintitle, allinurl…) :
    http://www.googleguide.com/advanced_operators.html

  • jerome dit:

    Merci pour le tip, j’utilise maket samurai et google keyword tools, mais il est vrai que cette commande est super rapide pour une consultation rapide unique