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La guerre psychologique par Google contre le SEO



La guerre psychologique par GoogleDepuis son lancement, Google n’a jamais réussi à combattre la domination des SERPS par les référenceurs, spammeurs et webmarketeurs.
Puis, un certain 24 avril 2012, le monde du référencement s’est arrêté de respirer.

Le cruel Pingouin n’est même pas une mise à jour profonde de l’algorithme de classement des résultats de recherche ou une pénalité habituelle.
Pourtant, Google a mis tout le monde d’accord instantanément et la terreur s’est instaurée à jamais.

Quel est le secret de ce tour de force ?

Google Infowar

Plus que jamais, il est nécessaire de comprendre certains concepts de guerre psychologique afin de comprendre comment Google a déstabilisé les référenceurs.

En observant la stratégie mise en place depuis Panda, certains ont compris que « toute guerre est fondée sur la tromperie » comme dirait Sun Tzu.

J’ai souvent cité les propos du général chinois de l’antiquité comme analogie pour le référencement, mais c’est aujourd’hui galvaudé car Sun Tzu est repris à toutes les sauces pour réussir en business, en amour, en développement personnel, etc.

Cependant, je ne peux m’empêcher de sortir quelques citations, comme  :

“Remporter cent victoires en cent batailles n’est pas le comble du savoir-faire”

Par rapport à Panda et Pingouin combinés, l’update Florida de décembre 2003 était beaucoup plus dévastatrice, mais personne ne s’en souvient.
L’équipe anti-spam s’acharne à améliorer les résultats de recherche, mais la vérité est à l’écran avec des SERPS qui ne sont pas « propres ».

Dans le combat de Google contre les abus du SEO, il est clair que le moteur possède une grosse longueur de retard.

Peu importe les évolutions d’algorithme ou les filtres animaliers, puisque les résultats de recherche sont parfaitement dominés par des sites qui ont appréhendés les techniques de référencement. Le purement organique est toujours une utopie.

Opérations militaires et intellectuelles

Tout commence avec Panda, qui est une supercherie arrivée par hasard.

Sans repartir sur le pourquoi et le comment de l’arrivée du filtre défenseur de la prétendue « qualité » du contenu, Google a vite compris qu’il pouvait changer les mentalités, sur le plan global, en touchant une minorité ciblée de victimes.

Avec Pingouin, la stratégie s’est raffinée en incorporant des principes de base tirés de l’Infowar ou guerre de l’information. Cela comporte des opérations de terrain et intellectuelles coordonnées, permettant d’atteindre un impact maximum avec un investissement minimal.

Finalement, la guerre n’est que la continuation de la politique, comme suggère le stratège Liddel Hart en définissant « l’art de distribuer et mettre en œuvre les moyens militaires pour accomplir les fins de la politique. »

Donc, pour en revenir à Google, Pingouin va dézinguer une minorité de sites et tout le monde se sent en danger. C’est la partie opérationnelle de terrain qui est actionnée.

Le résultat est fulgurant!
C’était symptomatique d’observer que pendant 2 ou 3 mois, tout le monde s’est arrêté net de construire le moindre lien.

Sun Tzu disait  : « en tuer un pour en terrifier un millier ».

Ensuite, s’enclenche les opérations intellectuelles, dont Matt Cutts est un instrument central.

La figure de proue de l’équipe anti-spam annonce que la prochaine mise à jour de Pingouin sera un véritable séisme pour les webmasters et SEO.
L’effet est immédiat, puisque tout le monde tremble et se met au garde-à-vous.

Le paroxysme est atteint lorsqu’il lui suffit de tweeter une photo d’une boîte de gâteaux Panda à la fraise pour provoquer des remous!

google panda

Le principe de la terreur insufflé par Google est simple. Nous sommes tous coupables et ce n’est qu’une question de temps avant de se faire choper.
Sauf que si Google était si fortiche, il dégagerait tous les « tricheurs », au lieu de menacer.

Le hic est qu’il ne resterait plus grand monde dans son index si le curseur montait trop haut comme en 2003 avec Florida.

SEO, nous vaincrons!

Les tentatives de Google ne pourront jamais apprivoiser les animaux peuplant la jungle du Web.

Je fais référence à Clausewitz qui explique que les lois du hasard et les travers de la psychologie humaine prendront toujours le dessus sur des schémas tactiques.

Pour remporter la victoire contre Google, il est vital de préserver un moral sans faille. La pire attitude est de se lamenter devant son site tombé sur le champ de bataille ou se pétrifier devant la possibilité d’une quelconque pénalité.

Les règles de combat entre le plus faible et le plus fort imposent de se dérober, de harceler, de bien se connaître et surtout de parfaitement connaître l’ennemi. Tous ces éléments peuvent s’appliquer au référencement.

Se dérober

Au lieu de patauger avec des gros sabots puant le SEO, faites votre possible pour ne pas renifler la suroptimisation. Pensez snipper au lieu de bazooka.

Harceler

Si Google vous fait sortir par la porte, rentrez par la fenêtre. Si une page est tombée sur votre requête fétiche, ne tardez pas à en renvoyer dix autres à l’assaut.

Si c’est votre site qui rejoint les limbes de l’index, plantez une croix sur sa tombe et repartez à l’assaut aussitôt avec des nouveaux soldats, au lieu d’attendre une hypothétique sortie de pénalité.

Google peut bien virer tous les sites pourris qu’il veut, les remplaçants ne sont pas beaucoup plus glorieux.

On est passé du vraiment pourri au fermenté, mais la prétendue super géniale qualité est encore à voir.

Bien se connaître

Je prêche pour ma paroisse, mais l’appel à un consultant peut vous permettre de prendre du recul par rapport à votre situation.

Se mettre à la place du moteur pour évaluer ce qui pourrait ne pas lui plaire et où on peut se permettre de franchir la ligne jaune n’est pas un exercice de style aisé.

Des Bisounours vont prêcher le respect total des règles dictées par Google, mais la réalité est imposée par le chiffre d’affaires.

Connaître l’ennemi

Nul besoin de faire une veille intense, puisque les fondamentaux sont connus depuis toujours.
Nous savons comment faire pour référencer un site dans les règles de l’art.

Le problème est que nous sommes coupables d’avoir profité de raccourcis qui sont en train de se boucher.
Retournez vers les fondamentaux et ensuite saupoudrez de vice et de malice pour être plus compétitif.

On ne peut pas nier que le netlinking était devenu du grand n’importe quoi. Les sites qui peuvent légitimer un profil de liens purement au mérite sont plus que rares.

Conclusion

Ouvrez grand les yeux devant ces opérations de guerre psychologique qui ne doivent pas vous immobiliser.
Vous pouvez continuer de faire les porcs, mais augmentez la prise en compte du facteur risque.
Dans tous les cas, les fondamentaux sont immuables. Certes, ce n’est pas une solution de facilité, mais ça marche tellement bien.

Puis comme arbore dans son dos le GoogleBot Paper Toy de Yakamama : SEO IS NOT A CRIME.

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33 réponses dans “La guerre psychologique par Google contre le SEO”

  • Sites Montauban dit:

    Donc en sommes nous subissons peut-être au delà même d’une guerre psychologique ce qui pourrait être un énorme coup de bluff… de l’intox?

    Au fait en dehors de témoignages vagues ça et là existe t’il des stats ? on des éléments un peu précis chiffrés (et indépendants) du véritable impact de panda?

  • Erwan - surplus militaire dit:

    le problème n’est pas que Google n’arrive pas à lutter contre les mauvais sites mais au contraire qu’il remplace des pas terribles contre des nuls. Les SERP sont horribles aujourd’hui.

    Tu as bien raison, pendant 2 à 3 mois de nombreuses personnes ont stoppé leurs actions de netlinking et même ils ont supprimé des liens. La menace fonctionne mais peut-être pas pour ceux qui sont les plus crades au niveau des méthodes.

  • Lesconcours dit:

    Cela représente bien l.idee que je me fais de cette mise à jour GG.,un bon moyen de faire peur au référencer pour saboter lui même ses sites et ses mauvais liens.
    GG est un dictateur et comme tous les dictateurs, il fait régner la terreur.

    Et la, c’est réussit :)

  • Romain Manniez dit:

    C’est un peu comme le téléchargement, c’est une guerre sans fin. Google va chercher de plus en plus à nous mettre des battons dans les roues mais les SEO trouverons toujours des solutions pour contourner les algorithmes, au risque de passer plus de temps à garder les positions dans les SERPs et à produire une moins bonne qualité de site.

  • loran@Coeur du Web dit:

    Excellent article comme d’habitude Laurent.
    Toujours bon à lire.

    Mon avis est le suivant, comme je le disais ce soir à Hervé d’Infinisearch :

    Ce que je pense de la mise à jour de Google ? Absolument rien du tout. Et c’est vrai. Cela fait plusieurs mois que je me fiche de Google. Google fait de la m*rde. J’ai décidé de ne plus l’inclure dans mes soucis. Je préfère me concentrer
    - sur UI et UX
    - sur l’authorship et les réseaux sociaux

    En fait il parlait de la dernière en date, puisqu’il y en a 1 le matin, 1 le midi, 1 le soir, comme une posologie.

    Pourtant, on avait dit que les anti{biotiques|spammiques} n’étaient pas obligatoires

  • Nicolaseo dit:

    Puis, un certain 24 avril 2012, le monde du référencement s’est arrêté de respirer.

    On ne doit pas vivre dans le même monde :D

    Moi j’ai plus vu google tapé dans une fourmilière et toutes les petites fourmis partirent dans tous les sens :)

    Pendant ce temps moi j’était caché sous une pierre entrain de préparer mes outils pour l’hiver…

    Je les vois encore détruire la fourmilière eux même au lieu de colmater le sommet :D ca me fait marrer et perso je m’en frotte les mains en espérant que les fourmis ne soit plus là l’été prochain!

  • Rodrigue@annuaire dofollow dit:

    Merci Laurent, je vois qu’il faut retenir dans ton article de ne pas se soucier tant que nous ne faisons pas les bourrins…

    En effet « quand tu te casses la gueule » avec un site, car tu as fait de la daube selon Google, tel un Phoenix relève toi et modifie ton attaque.

    A quand un concurrent sérieux à Google…

  • Christian, Consultant SEO dit:

    Salut Laurent,

    Le fait est qu’en 2003, cela avait cogné fort. Je me souviens des fameuses pages alias qui ont pourtant été pratiquées quelque temps encore après…

    Les fondamentaux, pour moi, ont quand même changé, ne serait-ce que dans les dosages entre les différentes actions.
    En outre certaines méthodes qui ont marché longtemps, et qui faisaient partie des fondamentaux de départ, ont disparu (par exemple la très bête balise keywords). Le keywords stuffing a aussi été un « fondamental » pendant longtemps.

    Je pense que l’on peut dire que les méthodes qui marchent encore aujourd’hui étaient presque toutes là au début de l’ère GG, mais beaucoup de ces méthodes ont disparu quand même…

    Quand au sujet de l’article : GG, c’est l’Empire dans la « Guerre des Étoiles »…

  • Kristof consultant SEO aussi dit:

    POur ceux qui n’étaient pas nés en 2003, je vous recommande ce retour sur Florida
    http://www.top10hebergeurs.com/guide/seosem/lalgorithme-google-florida-quel-interet-et-quelles-consequences/
    Histoire de mettre en perspectives la comparaison.

  • Net Offensive dit:

    La guerre psychologique est tellement bien entamée que Google met même à disposition un outil pour dénoncer soit même ses mauvais liens et peut être se saborder tout seul.

  • MAHJONGG dit:

    J’aime particulièrement les parties où tu parles de remonter sur son cheval, et plus fort encore. Ne pas se laisser dégoutter par une chétive victoire de Google sur un money site.
    Remonter à cheval, et lui montrer que ses algos ne font pas le poids face au cerveau humain. J’achète!

  • Daniel dit:

    Non seulement Google mène avec brio cette guerre psychologique, mais il parviens en plus à embaucher des recrues à pas cher. Il suffit juste de regarder l’outil de « dénonciation » des liens pour s’en rendre compte.

    Et le pire, c’est que certains jouent très bien le jeu de Google en stoppant comme tu le dis la création de liens depuis les updates Penguins. Lamentable…

  • Anthony dit:

    Beau résumé de cette guerre entre Google et les SEO

    Bien trouvé cette phrase, tellement vrai :
    Le résultat est fulgurant!
    C’était symptomatique d’observer que pendant 2 ou 3 mois, tout le monde s’est arrêté net de construire le moindre lien.

    Comme il est dit dans l’article Google à quelques bug, pour preuve avec deux de mes sites qui se place 2 fois sur la première page des résultats.

    Autre chose de tout aussi surprenant, les sites de CP ou Digg pénalisé par pingouin qui reprennent vie après le simple changement de NDD avec une 301 !

  • yann dit:

    Yes sir !!!

    Bon moi j’aime le bourrelly style (prononcez avec l’accent californien sinon c pas cool)
    Apres je dois dire que si pingouin peut calmer les abus de type splog ou spams qui viennent me pourrir mes blogs ben disons que je trouve que c’est un moindre mal.
    tu parles des fondamentaux ? les choses sont simple je vient sur ton blog pour les lire tes articles car ils me sont utiles , et qu’il m’apportent quelque chose. combien de blogs, de sites inutile ? moi je crois que le mieux c’est de tenter d’être utile sur le net ça vaut mieux et c’est plus efficace que de chopper trois backlinks foireux pour tenter de tromper un algo que personne ne connait et qui change tout le temps

  • Clément Mages dit:

    C’est assez intéressant de voir que l’art de la guerre est un cheval de bataille pour toi ;) Ou peut-être est-ce le hasard mais j’ai l’impression que c’est un sujet central ?

    Que les SEO soient assimilés à des « spammeurs » n’est pas étonnant en soit, qu’on soit white ou black. En optimisant le « référencement naturel » ne force-t-on pas tous un peu la main au destin ? ;)

    Au final, c’est un peu le jeu du chat et de la souris. Qu’il fasse le gros dos de temps en temps c’est assez logique.

    Que les règles changent, c’est logique et normal, mais n’est-ce pas surtout l’occasion pour Google de profiter de l’occasion pour pusher plus avant (encore) le SEA et ses propres services ?

    Pendant que le chaos règne chez dans la piétaille on en profite pour avancer…

  • Fabien dit:

    Cette stratégie de pression psychologique est bien rodée par les équipes anti-spam de Google. Etant donné que le moteur n’arrivera jamais à purger totalement de son index les sites pourris et sur-optimisés, Matt Cutts continuera ses grandes déclarations en communiquant une fois par trimestre sur les « modifications de l’algorithme » censé permettre aux sites « de qualité » de mieux ressortir sur les pages de résultats.

  • Géraldine dit:

    Merci Laurent pour ce billet, qui a au moins le mérite de remonter le moral des troupes. Parce que ce n’est pas toujours simple de rester « clean », surtout avec la pression du fameux chiffre d’affaires dont tu parles. Perso, je ne « redoute » pas vraiment Google, on doit bien faire avec ;-) ; mais je suis parfois agacée (pour rester polie) par ses imposantes politiques de communication, pour, au final, un résultat… maigrichon !
    Ah, et j’adore « Pensez Snipper au lieu de bazzoka » ! Ce n’est pas Sun Tzu, mais presque :-)

  • deherve dit:

    Salut,

    Plein de sagesse dans cet article et de vérité, en conclusion pour les problèmes : Wait and See

    Hervé

  • Laurent dit:

    @Sites Montauban : il existe des rapports, tels que http://blog.searchmetrics.com/us/2011/08/17/google-panda-update-in-france-winners-and-losers/

    Sinon, les annonces Google disent des trucs du genre que le 1er Pinguin a affecté 3,1% des requêtes, le 2ème 0,1% et le 3ème 0,3%.

    D’autres disent que 60% des SEOs ont été touchés…

    @Erwan : les gros spammeurs ont toujours pris en compte la variable blacklistage ou pénalité. C’est un simple rapport « j’investis 100 et je gagne 200″, donc ils pourront toujours envoyer plus que ce que GG pourra faire tomber.

    @LesConcours : je n’ai pas voulu orienter mon billet vers le Point Goodwin, mais c’est pourtant un bon cas de figure….

    @Romain : c’est le sens de ma référence aux réflexions de Clausewitz. La guerre du Vietnam ou d’autres conflits ont bien démontré comment la guerrilla n’est pas si facile à contrer.

    @Loran : j’y reviendrai dans un autre billet, mais tu as opté pour une attitude intéressante.

    @Nicolaseo : ceux qui bossent avec moi n’ont pas vu de changement dans mes préconisations post-Panda ou post-Pinguin, mais je ne me crois pas supérieur aux « fourmis » comme tu as l’air de le faire.
    Se croire trop malin cache souvent une volonté de se rassurer par rapport à d’autres faiblesses.
    Tiens, se la raconter c’est bien, mais quel est ton CA par exemple ?

    @Rodrigue : si si tu peux faire le bourrin. Faut juste en envoyer plus de soldats au front, puisqu’il risque d’y avoir plus de pertes qu’avant.

    @Christian : le key stuffing était un raccourci, plutôt qu’un pilier des fondamentaux. Ce que tu appelles « méthodes » n’étaient pas des fondamentaux. Si je reprends mon guide publié en 2005 http://www.laurentbourrelly.com/blog/22.php les fondamentaux sont identiques. Ce ne sont pas des trucs en moins, mais des signaux en plus comme le social.

    J’évite les analogies avec la Guerre des Etoiles car j’ai montré au SEO Camp de Toulouse la source de cette mythologie. En plus, c’est comme Sun Tzu, on sert l’Empire à toutes les sauces.

    @Kristof : un peu light l’article que tu cites. En voilà un autre plus complet http://www.webworkshop.net/florida-update.html

    @Net Offensive : j’avais tout un passage sur les outils GWT et Spam Report, qui sont des instruments opérationnels pour l’InfoWar. Finalement, je l’ai zappé, mais tu as raison.

    @Mahjongg : faudrait que je retrouve un billet posté sur un défunt blog après l’update Bourbon, qui avait touché une poignée de mes sites. Bourbon remonte à 2005 et je tenais exactement le même discours.

    @Daniel : oui la délation est toujours un paramètres important de l’InfoWar. Sun Tzu disait « ne laissez pas vos ennemis s’unir ».

    @Anthony : nous sommes capables de plus de vice et malice qu’un stupide robot. Les algorithmes de Google sont limités par d’énormes contraintes, qu’on peut facilement contrer en s’adaptant rapidement. Leur réaction est trop lente pour gagner la guerre.

    @Yann : comme j’évoque dans le billet, c’est clair que la partie netlinking était devenue totalement absurde. C’est très bien de redresser un peu la tendance, mais c’est la manière qui me dérange.
    Google traite le petit e-commerçant de la même manière qu’un « vilain » spammeur professionnel. Le succès de l’InfoWar est basé là dessus, mais c’est crade comme attitude.

    @Clément : pousser à acheter des Adwords est clairement un enjeu, mais calmer les manipulations des SEO, sans changer le système de ranking était l’objectif de base.

    @Fabien : tu fais bien de mettre « qualité » entre guillemets. C’est tellement subjectif et en plus véritablement prétentieux de la part d’un robot de prétendre jauger ce critère.

    @Géraldine : faut évaluer le facteur risque, mais ne pas tomber dans le Bisounours. Faudrait que je retrouve le lien, mais il y avait un excellent article d’un gars qui expliquait comment il était arrivé à que dalle en suivant strictement les conseils de Google.
    Rien que la consigne officielle « Assurez-vous que tous les sites susceptibles d’être intéressés par le contenu de vos pages sont informés que votre site est en ligne. » est tragi-comique.

    @deherve : ok pour « see », mais je ne vois pas pourquoi « wait »…

  • Penguinzophren (Lex) dit:

    100% d’accord sur le fait que la guerre est psychologique, et menée de main de maitre par Google.

    Les SEOs font tout pour se faire bastonner:
    pourquoi inviter Matt aux conférences SEO et BH ?
    pourquoi relayer comme {pain béni|mensonge éhonté} le moindre tweet ou sous entendu de google ?

    Ce sont les SEOs maladroits eux même qui donnent à Google cette aura de toute puissance qu’il cultive, et qui ne tient pas la route si on examine les faits globaux.

    D’accord aussi sur le fait de « rentrer par la fenêtre ».
    Lors du concours penguinzophren, mon site concours s’est prit un coup de panda: sur la nuit, home passée de page 1,position 6 à page 6 de mémoire… J’ai réussi à rentrer par la fenêtre en deux temps, et j’ai fini première :D Autant pour le zoo googlien

    Alex.

  • bisounours1er dit:

    on va quand même pas se plaindre si ces millions de sites pourris disparaissent.

    oser faire ce genre de chose est déontologiquement innacceptable. créer de faux liens et de faux sites pour duper des algorithmes est un crime. un jour pas si lointain une loi l’interdira…

    un bisounours qui rêve d’un web propre et du début de la guerre anti seo ;-)

  • Christian dit:

    @ bisounours1er

    Ben oui, mais essaye donc toi de placer un site super intéressant en restant le cul sur ta chaise !

    Si les SEO ont de telles pratiques, c’est bien à cause d’un algo de GG très mal pensé au départ : GG n’a même pas imaginé que les SEO seraient capables de faire de faux sites pour y mettre de faux liens. Faut vraiment manquer de vision pour ne pas l’avoir prévu !

    Perso, j’essaye d’être le plus white possible, et cela m’emmerde royalement de devoir faire tant de liens pour que GG place correctement des sites qui, selon moi, méritent d’être bien placés parce que leur contenu (ou leur objet) a de l’intérêt.

    Finalement, mon sentiment est qu’il est dommage que le poids des BL soit à ce point surévalué par l’algo de GG. Si ce poids était moins lourd (ou avait une limite supérieure), le monde du web se porterait bien mieux.

    Il ne faut pas s’étonner que cela ait pris une telle tournure…

  • Laurent dit:

    @Lex : c’est là qu’on voit toute la puissance de ces techniques d’InfoWar.

    @Bisounours1er : bon courage pour ton rêve.

    @Christian : c’est clair que le pouvoir du backlink est hors de proportion.
    D’un côté, cela façonna la force de Google, mais de l’autre c’était son Talon d’Achille.

  • Pierre S. dit:

    C’est une idée intéressante que de comparer la stratégie de communication de Google à de la guerre de l’information. J’ai beaucoup apprécie la tournure de l’article :)
    (le tweet de Matt Cutts est un exemple bien choisi)

    Il y a très certainement du vrai dans ce que vous dites, Google ayant tout intérêt à exagérer les pseudo-impacts de ses mises à jour pour calmer les ardeurs de ses « ennemis ».

    Si j’approuve la « dérobade » préconisée, je trouve un peu radical d’enterrer le soldat, tant il n’est pas toujours aisé pour les annonceurs d’en envoyer de nouveaux au combat ;)

  • Jean-Baptiste dit:

    Prenez la première page de résultats de Google sur une requête, quelle est la part de cette page dédiée aux résultats organiques : à peine 10% (1 voire 2 résultats). Google n’est plus en mesure de miser uniquement sur la pertinence de ses résultats, la R&D est devenue trop chère pour contrer l’inventivité des référenceurs, il est beaucoup plus lucratif de proposer du positionnement payant d’une main, en promotionnant des produits google gratuits destinés à obtenir une visibilité globale de l’autre.
    Rêvons un peu et méditons : I like big fat men like you. When they fall they make more noise and sometimes they never get up!

  • Sébastien de Kyototradition dit:

    Moi Google, ce n’est pas mon ennemi : il m’envoie plein de visiteurs. ^^
    Bon, ok pour dire que l’équipe anti-spam de Google tente la méthode classique, mais efficace, qui consiste à faire beaucoup de bruit pour faire peur. Mais de là à parler de guerre… Tu veux faire un buzz marketing, Laurent ?
    Si c’est pour enrober l’article, je valide, car c’est bien écrit et sympa à lire. Mais au final, sans Google, les SEO sont au chômage. Drôle d’ennemi !

  • Arnaud dit:

    Si je ne sais pas comment gérer mon SEO pour les prochains mois, je suis au moins préparé pour faire la guerre, maintenant. :)

    Je fais plutôt partie de ceux qui essayent justement de ne pas relayer cette désinformation stratégiquement diabolique de GG. A quoi bon les écouter puisqu’ils nous disent se pencher sur un problème pour finalement y revenir plusieurs mois plus tard.
    Réagir à la moindre annonce de leur part, c’est encore plus leur faciliter la tâche. (Tous ceux qui ont arrêté leur linking durant 2 mois vont tous avoir de belles courbes bien similaires dans Majestic)

  • Le Juge dit:

    Tiens bizarrement toute les techniques que tu annonces sont celle que je mets en place depuis … euh 2004 – et le monde du SEO post Florida – Du SEO a la pogne, en loucedé, pas trop vite mais pas trop doucement, réfléchi, précis, au sniper…

  • BlogMestre dit:

    @Nicolaseo : mois je serais plutôt cigale que fourmi

    Personnellement je ne lis pas les {tweets|articles|podcasts|messages|autres} de Matt Cutts et toute la com de GGG, ma maitrise de langue de Shakespeare ne me permettant pas de lire entre les lignes (et puis faut avouer que même traduit en Français c’est très chiant comme littérature) Plutôt que lire la propagande de GG, je regarde le résultat de mes pratiques SEO : Si j’y vais trop fort, je lève le pied, si sa passe, j’appuie un peu plus fort, c’est comme au Black Jack : faut se rapprocher au maximum sans dépasser la banque.

    Au fait, Laurent, tu as oublié un point important dans ton exposé stratégique : L’ouverture d’un deuxième front :wink:

  • Nicolaseo dit:

    @BlogMestre : moi plutôt un cafard tu peux m’écraser facilement mais mes semblables prendront la relève donc à quoi bon lutter ? :D

    @laurent c’est juste l’air alors car les « fourmis » j’essaye justement de les mettre sur le bon chemin quant je peux… Me la raconter ? comment ça ? je ne vois pas en quoi c’est « se la raconter » de rigoler quand on voit un autre se planter complètement ?

    Pour moi ce qu’a fait Google c’est tellement énorme que je peux que me foutre de la gueule de ceux qui tombent dans le panneaux… je sais c’est pas bien mais :D

    Tout comme je peux que rigoler quand je vois des gens se plaindre d’être tomber dans la panneaux de spammeur ivoirien (surtout après avoir lu le mail envoyé)…

    sinon une petite recherche et tu vois que je suis auto entrepreneur donc mon CA est un mystère pour personne :) comme beaucoup j’essaye de rester sous la limite car moins ça vaut pas le coup et plus tu change de statut et c’est plus compliqué (j’ai connu ça en 2006/2010 j’etait en EURL).

    On se fait un Podcast si tu veux un de ces 4 ca te permettra de mieux me connaitre vu que tu t’intéresse à mon CA tu veux peut être aussi savoir comment je rank et quand tu verra mon sens du partage taura peut etre envie de le partager :p

  • Laurent dit:

    Je peux comprendre que les concepts d’InfoWar soient passés au travers. C’est sans doute ma faute de ne pas avoir expliqué plus en détails, mais je ne voulais pas partir sur un mémoire de Sciences Politiques (j’ai déjà donné).
    Ta réaction est justement un élément vital pour que Google remporte la guerre car l’union est la seule bouée de sauvetage qui nous reste.
    Avec les fourmis qui partent dans tous les sens et se bouffent entre-elles, cela ne fait pas un pli que Google a le smile.
    Et si je te posais la question sur le CA, c’est parce que j’en croise un paquet (BH surtout) qui se la racontent, mais bouffent des pates.
    Rester « sous la limite » me semble absurde. J’ai choisi de foutre le camp de France, dès que j’ai commencé à gagner « plus que la limite », mais les solutions alternatives sont multiples. Faut pas non plus se la raconter là dessus.

  • Ramenos dit:

    Dis donc, ça philosophe pas mal dans cet article Laurent ;).

    A part ça, je suis d’accord avec toi sur le fond et la forme. Google essaye de faire peur tout simplement parce qu’il n’a pas la capacité intellectuelle d’être en avance sur l’être humain, loin de là…

  • Cable hdmi dit:

    Finalement on peut se poser la question de la chaîne de production sur le web et de sa composante éthique.
    D’un côté, les référenceurs voient Google comme l’ennemi qui cherche à les pousser à bout, de l’autre Google veut s’appliquer à offrir un moteur de recherche utile et pertinent pour le visiteur lambda.

    Alors oui nous pouvons soutenir que Google ne fait pas de bien en instaurant ces règles de terreur et en rendant plus difficile le travail des personnes bien intentionnées, mais en face c’est aussi aux pros du SEO à se questionner sur l’utilité réelle de leur travail pour les usagers des moteurs de recherche. Voir le mal que d’un seul côté ne permet pas de résoudre l’équation finale.