Mon marathon des conférences du mois de juin s’est achevé avec la deuxième édition de la Conférence E1.
Voici mon billet d’humeur sur cet événement remarquable et immanquable.
Les 400 participants, ainsi que les dizaines de conférenciers et organisateurs ne viendront pas me démentir à propos du succès de E1 S2.
Tout commence par un DM de Mathilde le Rouzic (Quaelead + ex Bagatelles) qui m’invite à prendre part aux sessions concernant le référencement. Après ½ seconde de réflexion, j’accepte tout en sachant que ça sera une sacrée semaine puisque je vais devoir enchaîner 5 conférences en 7 jours (3 en 2 jours à Paris et 2 en 1 jour à Toulon).
E1 J-7
Petit bond en avant pour se retrouver, quelques jours avant la date fatidique, pour la préparation de l’atelier référencement et du plateau sur la « qualité » du contenu. C’est l’occasion de faire la connaissance via Skype et échanges d’eMails avec Cédric Motte (Chouing Media), Julien Romanetto (co-fondateur d’Overblog), Lâm Hua et de reprendre contact avec mon vieux pote Romain Bellet (Yooda).
E1 Jour J
A l’arrivée dans le hall du casino de la Seyne sur Mer, on sent déjà que ça vrombit au max. L’accueil est parfait avec en bonus un gift bag comme on n’en fait plus. Ensuite, direction la machine à café où je découvre également des Energy Drinks aux couleurs de l’événement.
N’hésitant pas à coupler caféine et taurine sans retenue, je capte mes co-conspirateurs de l’atelier référencement pour s’organiser tranquillement sur la terrasse avec vue sur la mer apaisante et le soleil du matin qui caresse gentiment.
Pour l’instant, c’est le rêve en comparaison avec la pluie et la frénésie parisienne que je viens de quitter.
Imprévu
L’atelier référencement s’est tenu de 11h30 à 12h30 dans une salle comble. Nous avions prévu un slideshow pour ensuite enchaîner sur les questions, mais petit souci technique de dernière minute nous a fait improviser sur une poignée de slides et partir sans filet sur les questions.
Au départ, le sujet était « bien piloter son référencement » avec 3 questions spécifiques : « Comment améliorer et suivre ses positions ? Comment bien utiliser son Google Analytics ? Quels sont les indices à surveiller ? ».
Les questions ont fusé dans toutes les directions et sur tous les niveaux, perdant au passage une partie du public qui ne comprenait pas certaines notions ou qui n’entendait rien puisqu’un atelier suggère un groupe restreint de participants, donc pas besoin de micro.
Le sujet de départ n’a pas du tout été suivi, mais finalement tant pis.
Malgré le désordre apparent et les quelques gémissements sur Twitter, cet atelier n’était pas un échec. Rien ne s’est déroulé comme nous avions prévu, le public n’a certainement pas retenu un fil constructeur et encore moins de levier opérationnel, mais nous avons passé un bon moment à discuter de taux de rebond, Panda et autres mystères du référencement.
Pause presque-déjeuner
Le buffet avait l’air succulent, mais j’ai à peine eu le temps d’avaler trois crevettes car j’avais plusieurs clients et amis à saluer.
Le moment est venu de m’échapper quelques minutes avant le début du plateau sur le thème du contenu : entre audience et qualité.
Comme d’habitude après chaque événement, je regrette de n’avoir pas croisé ou n’avoir pas discuté assez longtemps avec l’un ou l’autre. Le bon point est que j’ai repris goût à participer aux événements Web.
Les fermes de Panda
Le sujet du plateau est brûlant puisqu’il s’agit de débattre sur cette fameuse qualité du contenu, sujet poussé sur le devant de la scène depuis l’avènement du pseudo update d’algorithme Google dézingueur d’éditeurs de contenu à la demande.
Le plateau est animé avec talent par le journaliste Cédric Motte. Je suis entre Julien Romanetto qui est censé représenter les vilaines fermes de contenu et Lâm, le blogueur défendeur du contenu de qualité. Mon rôle est de situer la position de Google et du référenceur.
La discussion était passionnante, mais ce plateau s’est juste déroulé à la vitesse de l’éclair. Nous avions parlé pendant des heures sur Skype et finalement une maigre portion est ressortie sur le plateau.
S’il devait rester une notion, c’est l’enjeu de transmettre la passion plutôt que débiter un contenu insipide. Peu importe que cela soit du contenu à la demande, un catalogue de produits, de la poésie ou un journal intime, le plus important est d’y mettre du cœur.
L’after
Cette superbe journée s’est déroulée trop rapidement. Je ne peux pas citer tous ceux avec qui j’ai eu le plaisir d’échanger, mais le niveau était très élevé sur la scène autant que dans le public. Petite reco tout de même à Louis (WebDrinks), mon gagnant du concours E1, qui a réussi à me trouver carrément sur le parvis du Casino, à la fin de la journée.
Passons au dîner qui rassemblait organisateurs et conférenciers.
Petit resto au bord de la mer avec un buffet gargantuesque pour clôturer l’événement était juste enchanteur. J’ai dîné en excellente compagnie de Korben, Cédric Motte et Xuoan Duquesne (Raging Fish). Certains ont prolongé bien plus tard dans la nuit, mais j’étais au bout du rouleau.
Encore plus dommage d’avoir raté le « off » du lendemain avec Jet Ski et poker au programme.
L’organisation a vraiment bichonné les conférenciers. Pour commencer, nos frais de déplacement ont été remboursés. Ensuite, l’accueil et l’after étaient parfaits. La cerise sur le gâteau fut la séance photo par Yves Colas et les photos d’ambiance par David Latour. Tous les deux sont pétris de talent.
Au fait, la photo de ma sidebar est tirée de la série par Yves. Ceux qui trouvent une ressemblance avec le style du célèbre Studio Harcourt n’ont pas tort puisque Yves Colas a travaillé là bas.
Bilan
De ma petite saison 2011 des conférences (on verra pour le reste à l’automne), c’est bien E1 qui m’a laissé le meilleur souvenir.
Malheureusement, j’ai seulement réussi à capter des bribes de conférences, mais le programme était un régal pour l’audience. Faire le tour des enjeux du Web en quelques heures a quelque chose de surréaliste, mais E1 peut se vanter de relever le défi avec talent et style.
Je serais présent pour la troisième édition, en tant que conférencier ou simple spectateur.
La conférence E1 est bien plus que l’événement Web incontournable du sud ; c’est sans doute le moment le plus sympathique et informatif qu’on puisse imaginer pour tous ceux qui sont impliqués dans la zone francophone de la planète Internet.
Crédits photos 1, 4 et 5 : David Latour
