Je profite de mon transit entre Paris (SMX) et Toulon (E1 S02) pour donner mon avis sur l’événement SEO qui vient de se terminer.
SMX cherche encore son format sur le marché singulier qu’est la France, mais l’édition 2011 aurait du être bien plus fournie au niveau du public.
L’organisation d’événements est un pas de danse que je connais bien puisque c’était mon métier dans une autre vie que celle de référenceur.
Forces et faiblesses de SMX
Ce n’est pas pour excuser la réalité d’un public éparse lors des conférences SMX, mais je comprends parfaitement qu’on puisse passer à côté du franc succès qui aurait du prendre place.
Trop cher ?
Le prix est la première objection qui vient à l’esprit.
1 000€ pour 2 jours de contenu sur la thématique du référencement peut paraître une somme énorme lorsqu’on ne voit pas le retour de manière évidente. De l’autre côté, 1 000€ est dérisoire si sait ressortir la substantifique moelle d’un tel événement. Tant du point de vue contenu que networking, SMX rassemblait une superbe brochette qui pouvait largement satisfaire le ticket d’entrée plus les frais. Le problème consiste à être persuadé par avance que la brochette sera succulente.
Le tarif ne peut pas baisser pour ce genre d’événement, donc l’objectif est de convaincre qu’une telle somme ne sera pas un investissement vain.
Quelle cible ?
D’après moi, les absents de SMX sont ceux qui ont l’ambition de réussir sur Internet. Cela représente suffisamment de monde pour remplir comme un oeuf les salons Hoche.
Hormis le prix, je ne vois pas d’autres facteurs qui peuvent empêcher les gens de venir. Sinon, cela relève de mentalités qui posent un sérieux problème pour les chances de succès des entrepreneurs français sur le Web.
Personnellement, j’avais un agenda au taquet sur 48 heures à Paris, donc je n’ai pas assisté aux conférences que je souhaitais, je n’ai pas non plus discuté avec tous ceux que j’avais envie de rencontrer et je n’ai pas échangé assez longtemps avec ceux que j’ai croisés.
Bref, mon SMX à moi s’est passé à la vitesse de l’éclair, mais j’en aurais largement retiré suffisamment pour valider l’investissement financier potentiel.
La quantité d’intervenants de qualité était remarquable puisqu’un morceau de choix de la petite famille du référencement était rassemblé. Au sein de la communauté, on ne se lasse jamais des discussions sur nos sujets de prédilection. Les échanges sont toujours profitables et je n’ai pas eu ma dose, par manque d’opportunité de crawler les salons Hoche à mon aise. Dans tous les cas, ceux qui voulaient voir de bons référenceurs dans le blanc des yeux possédaient une opportunité de choix
Je ne sais pas si on peut piloter son référencement de A à Z après 2 jours de SMX, mais il y avait largement assez de matière pour voir le jour sur des sujets triviaux ou avancés. J’ai eu l’opportunité de présenter un sujet dans chaque cycle et tous les intervenants ont vraiment bossé pour préparer leur présentation. Personne ne pourra nier que le programme n’a pas tenu ses promesses – à partir du moment où on avait bien calé son choix.
SMX 2012
J’espère que SMX va persévérer en France car j’ose espérer qu’il manque juste des réglages sur la communication afin de drainer assez de monde pour légitimer la continuité.
Encore une fois, la France se fera remarquer par ses particularités puisque SMX semble être un franc succès ailleurs dans le monde.
La seule chose que je puisse conseiller est de ne pas hésiter à casser la tirelire car la valeur ajoutée existe.
Le manque de public va sans doute coûter la tête des répartitions en deux cycles par niveau de connaissances. C’est dommage car cela offre une ouverture plus large, mais le nombre d’inscrits était bien trop faible pour alimenter un tel choix.
SMX doit insister en France, quitte à repartir plus humblement sur le plan événementiel. L’autre solution consiste à garder le cap ambitieux en effectuant un véritable travail d’évangélisation auprès des cibles potentielles.
D’ailleurs, convaincre de l’intérêt d’une telle manifestation, à un prix qui parait élevé au premier abord, me semble la clef du succès.
Pour finir, voici quelques liens que j’ai retenus (liste éditée au fur et à mesure car les liens pleuvent en ce moment) :
Les résumés :
- SMX Paris : résumé Day 1 par Antoine de Silicon Salad.
- Autre résumé du 1er jour par Bertrand de Volumium.
- Compte rendu SMX 2011 par Mael de SEOland.fr.
- Plein d’articles SMX chez Sylvain de Axe Net.
Les présentations :
- Recrutement SEO par Miss Celine (Emploi Marketing) et David Durand Pichard.
- SEO et conversion par Olivier de Resoneo.
- Référencement local, mobile et social par Marie (Altiref aka Pink SEO) et David Degrelle (1ère Position).
- Introduction à l’attribution management par François de LSF Interactive.
- Le SEO saisonnier par Aurélie Moulin de Auféminin.com.
- Négative SEO par Aurélien (Partouzedeliens) et Paul (SEO Blackout).
- L’importance du contenu par Sylvain de Axe Net.
- Recherche universelle, micro-formats et recherche sémantique par Olivier Tassel et moi-même.