Ce que j’appelle le PersonRank représente le vote de popularité émis par les actions de l’internaute.
Pour moi, il existe depuis toujours une analyse du comportement des visiteurs par les moteurs de recherche. Ensuite, ces comportements influents plus ou moins sur la performance du site dans les résultats de recherche.
J’ai cité pour la première fois la notion de PersonRank l’an dernier, en reprenant un article de Bill Slawski qui décortique un brevet assigné à Google. J’en parle brièvement à nouveau dans mon article récent sur la manipulation manuelle des résultats de recherche par Google.
Le brevet évoqué par Bill traite directement d’un point en relation avec l’analyse du comportement des visiteurs. En l’occurrence, il s’agit de déterminer le niveau de confiance des entités qui annote des pages Web. Les annotations s’exécutent avec des outils comme SideWiki.
Animation sociale et référencement
Récemment, Matt Cutts annonce que Twitter et Facebook sont des signaux de l’algorithme. Immédiatement, toute la communauté du référencement démarre une réflexion, mais reste un peu perdue car habituée à raisonner sur des principes connus tels que le PageRank, le nofollow, l’interface des résultats de recherche, etc.

En amont de cette annonce, Danny Sullivan évoquait l’intérêt de l’animation sociale pour le référencement.
Sauf que ce n’est pas selon les standards conventionnels qu’il faut raisonner.
Petit retour en arrière…
Les indices du PersonRank
En 2006, un éminent membre des 7 de notre étroite confrérie DarkSEOTeam nous livre une information vitale pendant une mémorable réunion de taggleurs à Lyon (au fait, si vous habitez dans la région lyonnaise, allez voir Julien pour du référencement lyon). Il s’agit du concept de l’ « odeur » de l’internaute (ou plutôt une IP) chez Google. En bref, un visiteur est profilé grâce au canal principal de l’époque qu’est la Google Toolbar. Ce visiteur possède un profil qui le caractérise par rapport au type de sites qu’il visite, etc. Lorsqu’il va visiter un site correspondant à son profil, il laisse son « odeur » qui sera pertinente puisque de thématique similaire ou complémentaire. Maintenant, ce même internaute laisse également son « odeur » lorsqu’il visite un site de thématique n’ayant rien à voir avec son profil.
Ça ne vous rappelle rien ?
En fait, il s’agit exactement du même principe qu’un backlink où l’environnement contextuel a toujours été prépondérant.
Finalement, pendant que tout le monde focalisait sur ce foutu PageRank, Google travaillait sur une sorte de popularité sous-jacente correspondant aux actions effectuées par le visiteur. Et ça ne date pas d’hier!
Si vous y regardez de plus près, quel meilleur vote de popularité qu’un abonnement à un flux RSS ou une mise en favoris ? J’ai même toujours prétendu que le succès de mon ancien site sur le référencement était dû à la mise en favori massive de la part des lecteurs. Maintenant, je garde toujours cette stratégie en ligne de mire. Pour preuve regardez le résultat du trafic en trois tiers de ce blog (vraiment je l’adore ce camembert).
Pour les curieux, c’est le trafic de janvier.
Maintenant, ça se complique à cause de la différence parfois notable entre ce qui se trame à l’intérieur de l’index et l’affichage dans une interface telles que les résultats de recherche ou les Webmaster Tools.
Le référencement est complètement empirique. Nous dressons des conclusions (trop souvent hâtives) à partir de ce qu’on observe sur les résultats de recherche ou dans d’autres interfaces Google.
Partir sur les mêmes bases d’interprétation que pour analyser les concepts habituels n’est pas la bonne solution.
Par exemple avec Matt Cutts qui annonce récemment que Twitter et Facebook sont des signaux de l’algorithme. Logiquement, Sylvain conduit à test à l’ancienne sur les mots clés dans un tweet et n’obtient pas de résultat – résultat nul (ou plutôt invisible) parfaitement logique selon moi.
Désolé, mais le teasing s’arrête là. La suite au SEO Campus 2011.
Ah si « one more thing »
Parfois, on voit tout de même des indices de l’invisible tambouille qui se trame dans l’index et l’algorithme Google. Cela surgit de manière éparse et il faut du recul pour l’interpréter.
Regardez le résultat suivant.
Pour info, ma femme, Vanessa, n’a aucune présence publique sur le Web. Elle possède un compte Facebook privé et ça s’arrête là pour sa participation en ligne. Tout le reste est passif, basé seulement sur du surf.
Pourtant, Google nous a mis clairement en relation dans la Roue Magique. Ce n’est pas systématique, mais au travers des multiples signaux que j’envoie publiquement, il va choisir de m’associer uniquement à ma femme qui est totalement invisible.
Mis à part des outils Google tels que Google Documents, Gmail, Picasa, etc. il est impossible de nous associer. Même sur Facebook, nous n’avons jamais été « amis » (j’ai fermé mon compte).
Bien évidemment, la mise en relation via Roue Magique s’affiche facilement lorsque je suis logué sur mon Gmail perso, mais ça apparaît parfois aussi depuis d’autres ordinateurs quand je ne suis pas loggué.
Maintenant c’est terminé pour de bon avec ce teasing, en espérant vous avoir mis l’eau à la bouche sur cette fascinante facette du référencement qui s’appuie en partie sur du concret, mais aussi sur du mystique dans la plus pure tradition googlesque.
Au plaisir d’en discuter avec vous le 2 mars à Paris (et certainement après par ici ou ailleurs).

