D’après certains analystes, le marché de la recherche d’information est fortement dominé par Google, mais n’est pas forcément impénétrable.
Cependant, le plan pour descendre le géant de son piédestal requiert une stratégie pointue et des ressources à la mesure de l’enjeu.
Ne plus croire en Dieu
Fondamentalement, les utilisateurs des moteurs poursuivent seulement des habitudes car ils ne comprennent pas comment ça marche. Le débat sur la technologie n’est plus vraiment le cœur du problème, mais convaincre qu’un autre moteur soit « meilleur » que Google soulève un enjeu difficile qui n’est pas pour autant impossible.
Aujourd’hui, on peut légitimement se demander si c’est possible de diverger l’utilisateur du confort de son habitude d’utilisation avec Google.
ZDNet Asia a compilé les avis de plusieurs spécialistes qui donnent des recommandations sur la situation.
La stratégie la plus évidente semble focaliser sur un pays en particulier comme Baidu en Chine ou une spécialité comme Wolfram Alpha pour la science.
La méthode est intelligente, mais ne va pas renverser Google pour autant. Étendre ce stratagème sur une échelle suffisante devrait nécessiter tellement de ressources (du cash…) que c’est même difficile à estimer.
Le cas de Bing
Je n’ai jamais caché mon affection pour Bing, en tant qu’alternative viable pour grignoter une part de marché non négligeable.
Aujourd’hui, le produit est prêt, malgré les pointilleux qui iront comparer de près pour tourner l’avantage vers celui qu’ils préfèrent. Bing m’a même surpris sur des terrains où je ne l’attendais pas comme l’application iPad qui est absolument merveilleuse.
Le problème de Bing n’est plus technologique, mais tient à son appartenance à Microsoft. Le géant de l’informatique possède des avantages évidents comme un compte en banque épais à souhait, mais son immobilisme ou même sa bêtise sont des tares perpétuelles.
En l’état, Microsoft dépense une infime partie des ressources nécessaires à la bataille. Pourtant, l’argent est disponible, mais ce foutu immobilisme et mauvais jugement des dirigeants rendent les efforts vains. Le grignotage par micro pourcentage n’est pas la bonne solution; les partenariats avec Yahoo!, Facebook, Apple, RIM et Firefox sont bénéfiques, mais clairement insuffisants. En passant, Facebook n’est pas une option vaine, mais cet éco-système à l’intérieur du Web devrait sortir de son recoin et cela ne semble pas à l’ordre du jour.
Un des gros points faibles identifiés chez Google est finalement sa plus grande force : la publicité. Les annonceurs sont désespérés de trouver une alternative viable à Adwords car le système d’enchères est devenu carrément dément sur certains secteurs.
Bing devrait lancer une stratégie marketing massive et globale afin de draguer l’utilisateur, puis ensuite focaliser sur la régie publicitaire afin de proposer cette alternative salvatrice au gouffre à budgets publicitaires qui s’appelle Adwords – plus simple à dire qu’à faire apparemment.
Le souci tient dans le fait que Microsoft souffre d’un complexe d’infériorité vis-à-vis de Google ; exactement le même que celui qui impliquait Apple. Avant de créer une situation favorable, la mentalité doit changer au plus haut niveau de la direction chez Microsoft.
Les erreurs marketing, notamment les lancements dispersés dans le monde, s’amoncellent par-dessus le complexe d’infériorité et le manque de budget pour diminuer drastiquement les chances de Bing. Mettre les moyens n’est pas un problème, donc reste à trouver la bonne solution qui n’est pas au-dessus des capacités de Microsoft.
Pourtant, je continue de croire que Bing puisse se réveiller un jour. J’aimerai vraiment que ma prédiction soit une nouvelle fois véridique, mais les bêtises régulières de Microsoft me permettent de douter.