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RIP SEO



mort-referencementDepuis Panda et surtout Pingouin, le référencement est remis sur le devant de la scène avec une forte connotation liée au spam.

Remarque, quand on me demande quel est mon métier, ma réponse est : « je spamme Google ».

Karma Référencement

Derrière ma réponse en forme de boutade, il y a une vraie difficulté à expliquer notre métier.
Pendant longtemps, on me confondait même avec un informaticien.
Bref, vous savez de quoi je parle…

Depuis l’arrivée du Google Zoo, le Karma du biz en prend un coup car nous jouons souvent les pompiers, au lieu de mettre en place des actions positives pour valoriser un site.

En fait, mon propos ne concerne pas la mort du référencement en tant que meilleur vecteur de trafic qualité avec le ROI optimal.

Etre premier sur Google pour un gros mot clef a une valeur indéniable. Même la Longue Traîne est une bonne stratégie (si elle est menée dans les règles de l’art).
Mettre en place une stratégie de conquête pour les mots clés à valeur ajoutée est toujours la priorité.
Après 10 ans de SEO, il me reste encore à voir un seul échec de quelqu’un qui s’est vraiment donné la peine d’atteindre son objectif.

Champ lexical

Le terme « référencement » est naze. Son comparse anglophone « SEO » est encore plus inapproprié.

Je me rappelle une fin de soirée embrumée à Montpellier, en compagnie de mon ami Jeff. N’ayant pas la mémoire des dates, je me rappelle seulement que c’était au tout début de mon cheminement de référenceur.

On discutait justement du fait que le terme « référencement » se rapporte à la phase d’indexation par les moteurs de recherche.

Jeff me sort avec son délicieux accent du sud : « nous créons de la visibilité« .

Bingo !

J’ai toujours été préoccupé par la visibilité au sens global du terme.

Peut-être que mon passé dans la communication et le marketing m’a toujours poussé à voir Internet comme un vecteur de communication parmi tant d’autres.

Dès le début des années 90, je bossais sur la puissance du levier « bouche à oreille » et rien n’a changé aujourd’hui. Le concept peut être rebrandé « buzz, marketing viral, inbound marketing, … », pourtant ce sont toujours les bonnes vieilles recettes marketing remixées.

var $wtf = ‘marketing’

Des concepts surpuissants remontent aux années 50 et 60. Bien sûr qu’on doit faire des adaptations au média Internet, mais la recette est identique.
Même dans notre niche du référencement, les fondamentaux n’ont pas changé. Il y a des choses en plus, notamment tout le prisme Web 2.0, mais le système est immuable.

Quand je me renseigne au sujet de la pseudo révolution des réseaux sociaux, cela peut paraître impressionnant. Pourtant, ce n’est qu’un appendice dans l’arsenal marketing.

Le chiffre qui ne trompe pas est qu’il y a seulement 7% du bouche à oreille qui passe par le canal virtuel (source Jonah Berger). On pense que la communication passe obligatoirement en ligne, alors que c’est encore le monde réel qui domine.
Cela remonte à l’homme préhistorique qui avertit son compère de ne pas bouffer un fruit mauvais pour la santé.

En plus de dominer, la qualité de la transmission du message est décuplée en mode terrestre.

Dans mon quotidien de consultant SEO, la part dédiée à l’optimisation technique du site pour le référencement est minuscule. Cela se rapporte principalement à l’amélioration de la performance et de l’architecture.

Les facteurs bloquants se font rares et les facteurs ralentissants sont souvent bloqués par des contraintes techniques et/ou priorités marketing.

Par contre, du côté contenu le chantier est énorme.
Le volet « off site » est encore plus dense car j’intègre des notions d’autorité et notoriété, qui vont bien au-delà de la simple popularité.
On travaille le branding, la persuasion, l’ergonomie, les relations presse et publiques, etc.

On parle de visibilité au sens global du terme, essayant de répondre à la question « de quel droit je mérite d’être numéro un ? » (tiens encore une citation de Jeff).

La fin de l’optimiseur pour moteur de recherche

Le problème est que je ne vois pas trop comment remplacer ce foutu terme « référencement ».
Google Trends nous indique qu’il périclite au profit de « SEO »; ce n’est pas forcément plus approprié.

seo-referencement

Finalement, on fait du marketing point barre.

J’hésite encore à prétendre faire du web marketing, étant donné que les vendeurs de rêve ont bien pourri le terme.

À la limite on s’en fout du terme. Ça m’amuse de dire que je spamme Google et ça permet surtout d’éviter les explications fumeuses qui engendrent le regard du Labrador chez mon interlocuteur.

Le plus important est d’avoir la vision et l’expérience pour voir les enjeux de visibilité sur un plan plus large que le simple positionnement en top position sur Google.

Ne pensez plus comme des optimiseurs pour les moteurs de recherche. Ayez la prétention d’explorer tous les vecteurs, qui se rapportent à notre métier.
Ces vecteurs sont quasiment illimités, si on prend tout le spectre des leviers à actionner pour être le meilleur.
La bonne nouvelle est qu’il n’y a pas besoin d’être le meilleur dans chaque spécialité, afin de réellement franchir des paliers intéressants.

Source image intro : Flick Commons

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41 réponses dans “RIP SEO”

  • Vincent Jamin dit:

    Pour ce qui me concerne, je définis mon métier en disant « Je fais croire à Google que je suis un internaute qui fait ci, aime cela… » et aussi « Je fais croire à Google que de nombreux internautes s’intéressent à votre site »…
    Ayant fait des études de linguistique et donc un peu de com, j’essaie de trouver ce qui peut être le plus proche d’un véritable comportement humain, dans l’ « espace » de communication et de consommation qu’est le web.
    J’aime beaucoup quand tu dis du SEO que « ce n’est qu’un appendice dans l’arsenal marketing », mais j’ajouterais autre chose : c’est aussi une façon de copier les comportements humains et en particulier des comportements de consommateurs. En effet il me semble indispensable de passer de l’autre côté du miroir du marketing et d’agir comme le font les internautes qui, « pour de vrai », vont cliquer sur tel lien, visiter ou non les pages internes d’un site, y rester, le recommander, en parlant sur les réseaux sociaux, sur leur blog, ….

  • Rodrigue dit:

    La façon de travailler ne va pas changer tant que ça (du moins pour ma part). Je te rejoins sur le fait de construire une archi au top pour un site, avant même de penser linking.

    Le travail de « visibilité » ne se limite pas au linking. Et trop souvent le terme SEO est associé par les clients au fait de faire du lien…

    Donc je le trouve plutôt approprié ;)

  • gaujay dit:

    In-house, le référenceur est tantôt intégré à l’équipe « Acquisition » tantôt à l’équipe « Marketing » comme c’est mon cas aujourd’hui.
    Pour moi pas de différence tant que l’acquisition est faite dans un souci d’expérience utilisateur et de renforcement de la marque (et non pas générer du trafic pour générer du trafic) et inversement que le Marketing est fait dans une logique ROIste.

  • IFDP dit:

    Ah oui, le fameux coup de l’informaticien :). On l’a tous eu celui-là.
    – Tu travailles dans quoi ?
    – Pour simplifier, je fais de la communication sur Internet.
    – Ah donc tu es informaticien en fait.
    – Bon si tu veux :).

    Pour reprendre ce que tu dis, le métier est l’une des branches de la communication web (qui n’est elle-même qu’une branche de la communication globale). Pour parler de notre branche à nous, on pourrait dire : on réfléchit sur la façon de communiquer sur Internet (et ailleurs) de façon à ce que Google nous aime bien, mais référencement et SEO, bien que moins appropriés, sont plus courts :).

  • Jean-Sam dit:

    Bonjour,
    Je n’ai absolument rien compris au début de ton article. Désolé d’être aussi tranchant, d’autant plus que je ne suis qu’un débutant, un « novice ». Mais bon, là je suis « client » et j’ai rien compris. Surtout la phrase Après 10 ans de SEO, il me reste encore à voir un seul échec de quelqu’un qui s’est vraiment donné la peine d’atteindre son objectif.
    Ceci étant, j’ai appris avec intérêt la « trend » de SEO versus référencement. Merci :)
    L’idée de « faire gagner de la visibilité » au client est exactement ce que j’avais en tête.
    Et cette phrase de quel droit je mérite d’être numéro un ? justifie à elle seule ton article. Elle est énorme ! et pourrait servir à bien des égards : pour nous, pour nos clients. On passe beaucoup de temps à se documenter, à essayer des trucs… Cette phrase me semble carrément replacer le débat au bon endroit en nous remettant tous les matins au pied de la falaise ! Ca tombe bien, c’est là qu’il faut être.
    Merci.

  • laurent dit:

    bonjour,

    pour ma part, j’utilise les 2 termes de « visibilité [sur Google] » et de « trafic » pour expliquer avec des mots simples la signification de SEO ou référencement.

    De toute manière, ceux qui sont plus ou moins au parfum comprennent que c’est du marketing ou de la publicité (enfin, suivant le service auquel il peut être rattaché), quant à ceux qui ne connaissent pas et en sont très éloignés, ça permet de savoir sans avoir besoin de comprendre.

    Et c’est déjà pas si mal…

    Sinon, le référencement est mort ? Je dirai qu’il est repris en main par d’autres services plus « traditionnels » : « vous voyez ce qu’on disait au tout début, c’est une bulle, c’est du vent le SEO, allez toi l’optimiseur de je ne sais pas quoi, tu vas travailler le contenu et améliorer l’architecture, tu fais du développement ».

  • AxeNet dit:

    Oui, oui, oui, et encore OUI !

    Laurent, c’est ton meilleur billet ! (Nan, il y en a d’autres, d’ailleurs je vais te rendre hommage sous peu).

    Oh que je suis d’accord.
    Il y a peu de temps, un jeune référenceur (très sympa au demeurant) me demandait « Mais Sylvain, tu fais comment pour trouver des spots à liens maintenant que les CP et annuaires n’ont plus la cote ? »

    Ce type de question en dit long sur l’approche que peuvent avoir certains de ce métier, et accessoirement sur le manque de professionnalisme, mais passons.

    Je lisais aussi dernièrement un billet de Sophie Gironi qui disait en substance qu’il était inapproprié d’associer les services SEO d’une entreprise au service informatique et bien plus logique de l’intégrer au marketing.

    Je pense que le traitement de la visibilité d’un site doit impérativement être associé à la visibilité et à la communication plus générale de l’entreprise. Le SEO n’est qu’un canal de plus au milieu des autres. L’associer à l’informatique reviendrait à associer ceux qui gèrent l’affichage 4×3 et les flyers au service courrier sous prétexte que l’on imprime sur du papier…

    D’ailleurs, c’est souvent un manque d’échange entre ces deux entités qui mènent les référenceurs à se débattre pour trouver de quoi pousser la notoriété d’un site avec trois bouts de ficelle. En étant mieux informés et mieux intégrés dans les process marketing, ils seraient souvent bien meilleurs dans leurs job.

    Pour finir, je pose maintenant souvent la question que tu cites à mes clients « de quel droit méritez-vous d’être numéro un ?  » – « Êtes-vous réellement meilleur que ceux en place ? »
    Ceci remet souvent les choses en perspective.

    Donc en gros, on pourra chipoter sur les termes, mais le SEO est juste un travail sur un des canaux du marketing. Après, je ne remets pas en cause la partie technique. Tout comme on devra s’assurer que l’imprimeur réalise l’affiche dans le bon format et avec les bonnes couleurs. C’est essentiel et indispensable bien évidemment.

  • Simon dit:

    Totalement d’accord, d’ailleurs la mise en place de ton formulaire optin va dans ce sens ;), le web est bien plus riche que le SEO pur et il serait con de se priver des autres leviers :).

  • Rémi dit:

    « Rédacteur et référenceur web » chez l’annonceur pendant longtemps, j’ai fait changer le titre de mon poste l’an dernier en « SEO – Traffic manager ».

    Mes collègues ne savent toujours pas ce que je fais mais je le vis mieux.

  • Christophe dit:

    De mon côté, double peine car je suis informaticien de formation. Ce qui n’aide pas forcément le travail avec les clients même si je ne me présente pas de prime abord comme un profil de technicien.

    Et j’aime à présenter mon métier comme celui d’un créateur de liens (pas dans l’esprit netlinking qui parle au référenceur mais plutôt comme celui qui met en relation) ou d’un facilitateur entre un public sur le web et une entreprise qui offre des produits/services.

    Cette définition du métier parle à tous sans utiliser aucun terme technique ni mot à la mode et a l’avantage de s’ouvrir à toutes les facettes du métier.

  • Laurent dit:

    @Vincent : j’ai oublié de parler de ma conversation Skype hier avec Rudy où il me passait sa liste de bouquins sur la persuasion et la manipulation.
    Etudier le comportement humain est un pilier essentiel de notre taf.

    @Rodrigue : bref t’es d’accord… cool :D

    @gaujay : c’est clair que le situation du seo inhouse est bien coincé entre différentes strates, alors qu’il devrait être au-dessus à coordonner.

    @IFDP : en fait, on se situe entre l’informaticien et le spammeur !
    C’est vaste…

    @Jean-Sam : ce billet est clairement destiné à mes confrères. En tout cas, je ne pensais pas au client du référenceur en l’écrivant.
    Derrière la phrase qui pose interrogation, il y a une vérité simple : « c’est le plus acharné qui gagne ». C’est à dire qu’il n’existe pas un objectif impossible à atteindre en SEO.
    Après, il y a des questions à se poser sur le ROI, les moyens, etc., mais celui qui va s’acharner suffisamment ne peut pas échouer. A partir d’un certain niveau, c’est purement mécanique.
    La subtilité consiste à pousser suffisamment jusqu’à ce que ça rentre, tout en restant sous le radar pour pas se faire choper par la patrouille.
    En gros, l’enjeu actuel est de faire du référencement sans en avoir l’air.

    @Laurent : c’est vrai que ça peut paraître futil cette remarque sur la terminologie, mais cela dénote aussi pourquoi on se retrouve sur un espèce de strapontin déglingué.

    @AxeNet : remarque, tant mieux s’il en reste qui en sont à optimiser le HEAD et faire le tour d’une liste d’annuaires et de CP.
    Il est bien ton commentaire, aussi bien que mon billet :-D !

    @Simon : j’aime bien adopter le « talk the walk et walk the talk ». J’aurais du bosser l’emailing depuis le début, mais il n’est jamais trop tard.
    Bien au contraire, la techno actuelle nous permet des choses impossibles il n’y a pas si longtemps.

    @Rémi : oui je vois aussi de plus en plus souvent ce terme de « trafic manager ». Je ne sais pas trop si ça me plaît ou pas. En tout cas peut mieux faire.

    @Christophe : intéressant le concept du créateur de liens. On fait aussi l’analogie avec l’architecte ou l’huile dans les rouages.

  • Laurent dit:

    Puisqu’on est dans le pinaillage :D

    Laurent, si le réf, c’est de la visibilité, alors ça relève bien plus de la communication que du marketing, qu’en penses-tu ?

    Après, on peut toujours troller pour savoir si la com englobe le marketing (mon avis) ou l’inverse, mais dans tous les cas, je ne suis vraiment pas fan de l’amalgame !

  • Thomas Cubel dit:

    Bonjour Laurent,

    Très bon article !

    Concernant les termes référencement/SEO, je pense que beaucoup d’entre nous utilisons ces termes à des fins de facilité.

    Bien sur qu’on fait du marketing en soi(et encore), mais le marketing pour quelqu’un, c’est tout de suite un univers très large, et c’est un problème. Il fallait trouver un mot pour encadrer notre activité qui reste très floue finalement.

    Un plombier pourrait très bien dire qu’il travaille dans le bâtiment par exemple, mais pourtant, il n’est pas maçon, ou menuisier… ce qui pourrait être un problème pour un client par exemple.

    Nous pourrions très bien dire que nous sommes des marketeurs (moche ce mot beurk), mais nous ne faisons pas de flyers… de création de maquette, ou autre… Je pense que tu vois où je veux en venir. Il nous fallait trouver un mot axé sur notre activité pour aider à faire comprendre. Malheureusement, c’est ce mot référencement dégueulasse avec un parfum de « rangement/classement » qui est sorti avec le temps. Tampis.

    Finalement, comme tu l’as dit, le terme, je pense qu’on s’en fout. C’est un abus de langage et puis voilà. Le tout est de savoir se vendre et de dire ce qu’on fait avec le moins de doute possible (à moins de jouer sur cela). Toi, tu as choisi de dire « Je spamme Google ». C’est ton truc, have fun je te dirais.

    Après, pour notre métier en lui-même, comme dans tout, je pense qu’il y a une majorité de personne qui reste avec une vision restreinte (ce que tu as dit aussi à la fin), mais tout dépend d’eux, de nous, de l’apprentissage et des limites qu’on se met. Tout dépend ce qu’on s’entend faire par référencement/SEO ou encore OC/DC qui a fait quelque peu parlé de lui ces derniers temps.

    Enfin bon, je ne sais pas si j’ai été clair, mais merci pour cet article et bonne continuation à toi.

  • LaurentM dit:

    Il y a peu de temps encore, disons 2 ans, lorsque je parlais de référencement les gens les moins informés me répondaient parfois « ah mais le référencement c’est un job de développeur / de techos, pas d’un gars comme toi issu du marketing ». Aujourd’hui c’est beaucoup plus rare, en fait dans la fameuse « vraie vie » dont tu parles cela fait des mois que je ne l’ai pas entendu. Chacun comprend peu à peu, au fil du temps, qu’effectivement, quand on fait du référencement, on fait du marketing (et de la communication naturellement).

    Je crois qu’un des problèmes est qu’on vit dans un pays où le marketing est perçu au mieux comme inutile au pire comme « sale » par beaucoup de monde, je parle bien entendu du grand public essentiellement, faute de savoir réellement de quoi il est question. Mais je parle aussi de certaines personnes dans le milieu, et ça c’est un peu plus gênant, mais c’est comme ça…

    C’est vrai qu’en contrepartie je rencontre désormais quelques fois des gens qui me disent « ah oui le webmarketing, je connais un site comme ça qui est super, développement personnel / technique de vente tout ça, c’est important d’avoir confiance en soi lorsqu’on travaille ». Et là tu soupires parce qu’il faut s’accrocher pour faire comprendre que non le webmarketing ce n’est pas ça… Les vendeurs de rêve que tu cites, quoi.

    Donc oui, nous faisons du marketing, mais il y a des variantes, un peu comme deux groupes de rock dont l’un est proche du black metal et l’autre qui fait du Coldplay quoi ;-)

  • Christophe Chaudey dit:

    J’en avais discuté en commentaires il y a quelques temps sur cet article: http://seovavavoom.com/seo-vs-ocdc/

    Je proposais le terme de UEO « User Experience Optimisation » car au final, tout est question de servir l’utilisateur: Pourquoi on cherche à ranker sur les bons mots-clés ?

    Pour servir l’utilisateur avec notre contenu (parce qu’on est convaincu que notre contenu est le meilleur pour notre cible, sinon on ne le proposerait pas)

    Pourquoi on cherche à améliorer le côté technique: pour les moteurs, certes, mais aussi pour l’utilisateur (chargement plus rapide, texte plus lisible etc.).

    De plus, la communauté SEO se tourne de plus en plus vers le content marketing, l’optimisation du taux de conversion (donc plutôt de l’ergonomie) etc. C’est pourquoi, au final tout semble se rapporter à la notion d’expérience utilisateur.

    Toutefois, si on regarde la chose sous un angle différent (celui de l’entreprise qui veut se faire connaitre, plutôt que celui de l’entreprise qui veut satisfaire son client) on pourrait aussi proposer le terme de « Visibility Optimisation » la notion de visibilité prévaut dans à peu près tous les aspects: techniques, marketing, sociaux… Mais je trouve la notion « d’expérience » plus intéressante que la visibilité, car ça sous entends la notion de satisfaction (ou non) de l’utilisateur, ça englobe aussi les notions de testing, d’amélioration, de progression, d’évolution, propre au métier du SEO justement.

    Bref, voilà pourquoi j’avais proposé ce terme UEO.

  • Yann dit:

    Bonjour Laurent, c’est exactement ce que j’explique à mes clients, le référencement ça ne veut pas dire grand chose, le référencement naturel encore moins c’est seulement un terme que l’on utilise pour que les gens comprennent à peu près les services proposés. Le terme qui me parait le plus approprié, même si il a une bonne tête de BuzzWord c’est Growth Hacking qui résume dans l’idée l’ensemble des techniques permettant de gagner en visibilité dont le référencement, le content marketing, les réseaux sociaux bref tout ce qui peut être utile à un gain de visibilité.
    Le problème c’est que ce terme est assez peu répandu et qu’il déclenche les fameux yeux de labrador et je pense qu’au final de longues explications sont presque inévitables.
    @+

  • Lyes dit:

    « Le plus important est d’avoir la vision et l’expérience pour voir les enjeux de visibilité sur un plan plus large que le simple positionnement en top position sur Google. »

    Tout à fait d’accord.

    Le positionnement sur les moteurs de recherche n’est qu’un moyen qui associé à d’autres pratiques comme le content marketing ou l’optimisation des réseaux sociaux permet d’arriver à ses objectifs finaux : augmentation de la notoriété, acquisition d’audience ciblée, etc.

  • Jeff dit:

    Merci Laurent pour le clin d’œil …. Effectivement cela remonte un peu ;)

    Le métier de référenceur n’as pas de code APE donc ce n’est pas un métier !

    Si je devais redéfinir le job de référenceur…aujourd’hui je dirais: Conseiller numérique.

    Les termes sont souvent très mal utilisés :
    Tu me parle de backlink, …je te parle de notoriété numérique et cela change tout !

    Sors un bon produit, un très bon produit puis un petit site web « Just for fun » comme les gens aiment, donne un budget… un vrai budget et le métier de référenceur n’as plus sa place car les champions sont et resteront les analystes, les marketeurs et les commerciaux.

    Le moteur de recherche ne sait pas s’adapter au marché car il n’as pas la vision assez large et ne maîtrise pas la pensée humaine. Alors go spam !

    Imaginez une fusion entre Google et Amazon ou encore mieux un écrasement de Google par Amazon! Référenceurs, prenez une corde et apprenez à faire des nœuds.

    jeff,

  • Laurent dit:

    @Laurent Peyrat : Communication Marketing Intégrée :P

    @Thomas Cubel : le seul truc qui me gène dans l’OC/DC est que c’est encore un rebranding et ce n’est pas explicite.
    En tout cas, je n’ai pas trippé sur le truc, mais tant mieux si cela peut en mettre sur la bonne voie.

    @LaurentM : dans le billet, j’essaye de suggérer qu’il déjà s’élever soi-même avant de contrôler la vision d’autrui.
    On se doit de monter en puissance, si on ne veut pas rester dans une zone floue entre l’informaticien et le spammeur.

    @Christophe Chaudey : même remarque qu’à Thomas.
    Après, je suis aussi le premier à rebrander des concepts, mais j’essaye de faire cela dans un but de simplification pour la compréhension.
    Pas mal d’ailleurs l’UEO. Faut que j’y réfléchisse.

    @Yann : arf pareil Growth Hacking c’est bof de chez bof comme concept novateur.
    Mais bon, s’il faut ériger un tel concept pour signifier de se sortir le doigt et penser en dehors de la boîte, alors va.

    @Lyves : ravi d’apprendre que nous soyons d’accord :D

    @Jeff : cool toi aussi t’as la mémoire qui flanche sur les dates !

  • Maurice Largeron dit:

    Merci Laurent pour ce débat et aux commentateurs

    J’ai relevé ..

    – Je spamme Google
    – fais croire à Google que je suis un internaute
    – travail de « visibilité  »
    – «Acquisition » ..tantôt à l’équipe « Marketing »
    – fais de la communication sur Internet
    – «visibilité [sur Google] »
    – traitement de la visibilité d’un site
    – «SEO – Traffic manager »
    – créateur de liens (met en relation)
    – si réf, c’est de la visibilité..plus de la communication que du marketing
    – le terme..on s’en fout
    – faisons du marketing, mais il y a des variantes
    – UEO « User Experience Optimisation »
    – référencement/SEO ou encore OC/DC
    – Growth Hacking
    – Conseiller numérique

    …d’où analogie « Top Chef », si on penche du côté marketing, on est dans la cuisine, si on se tourne vers la com. on est plutôt en salle.
    La visibilité étant le résultat obtenu : 4 **** étoiles au michelin.
    Ou se situe le métier ? Bien aux confins des 2 ! Entre recettes secrètes et présentation du menu..Selon la mission assignée, on sera plus cuistot ou maitre d’hôtel, d’où la difficulté de se mettre d’accord ..

  • Nicolas Nguyen dit:

    C’est marrant, j’avais regardé dernièrement exactement la même courbe Trends : le référencement est un terme en train de disparaître ;).

    Dans tous les cas, avant, le référencement était un levier markerting, aujourd’hui, le référencement à plus tendance à être une conséquence du marketing…

    Back to the roots !

  • Audrey dit:

    Je partage tout à fait ton analyse sur le marketing. On ne fait que recycler des concepts déjà existants. Et le SEO, référencement, ou spam de google en est une branche qui utilise comme levier des outils « modernes ».

  • jessyseonoob dit:

    Alors lorsque j’entends parler de « le vier du marketing » en bon Marseillais, il a une autre connotation, et ça prend tout son sens dans ton com ou tu dis qu’il faut forcer pour que ça rentre.

    Moi qui me demandais si je devais aller plus vers le référencement :-)

    Donc il faut dire visibilité et inbound marketing, ok, c’est noté.

  • Benjamin dit:

    Oui on voit de quoi vous parlez, mais un « pro » parlant d’informaticien ça fait quand mm mal !
    Développeur, intégrateur, concepteur … il y a des termes définis pour nos métiers …
    Donc si cela vous dérange que l’on vous confonde avec un développeur, commencez donc par vous même ne pas faire le mélange …
    Cordialement

  • Anonymus dit:

    Plop All

    C’est quoi, ces allusions aux informaticiens /développeurs ?? :D
    Comme dit Benjamin, il n’y a pas de réelles définitions aux différents métiers / spécialités dans le ‘référencement’.

    Laurent, tu as l’influence de lancer sérieusement la discussion dans l’écosystème référencement : Au moins lancer le débat ;)

    Nico.

  • Laurent dit:

    @Maurice : attention, la paternité de l’analogie culinaire du seo revient à Olivier Andrieu, bien avant que Top Chef existe (enfin je crois).

    @Nicolas : yep back to the roots comme tu dis. On l’a eu facile, maintenant faut taffer un peu plus et un peu mieux.

    @Audrey : disons que ça m’énerve et je comprends en même temps. Ca fait partie du truc de rebrander pour relancer le concept.
    C’est sûrement l’excitation, plutôt que le rebranding en lui même, qui me gêne. Inbound Marketing était le top du top dans le style.

    @Jessy : c’est une analogie que j’utilise souvent et oui c’est un peu coquin :D

    @Benjamin : pas sûr que vous ayez compris mon propos, mais pas grave.
    Ce sont les « autres » qui confondent.

    @Nico : yep je vais aller jusqu’à l’Académie française :P

  • Le Juge dit:

    Je suis d’accord sur pas mal de trucs vis à vis de l’article:
    – C’est vrais que depuis la création du Zoo Google on est plus souvent appelé comme pompier pour éteindre des feux que sur de la vraie mise en valeur de site … la grosse majorité des appels reçus quand j’étais encore en agence étaient souvent pour de la sortie de pénalité ou pour du cleaning de profils de liens, ce genre de chose.
    Idem dans ma nouvelle boite – a peine arrivé et déjà au chevet de plusieurs sites frappé par la colère « divine »
    Tout a fait d’accord avec toi sur la définition de référencement ou encore SEO – ca ne colle plus … ca a collé a une époque mais ça ne colle plus ou plutôt ça colle beaucoup moins.
    Là où je ne suis pas out a fait du même avis c’est sur le côté technique – Les plateformes ont beaucoup évolué et le coté purement technique du SEO beaucoup moins, alors oui on ne voit plus que tres rarement des sites totalement incrawlable ou avec des sessions dans les URLs, en frames ou bien encore designé avec des tableaux. Pourtant je me retrouve encore souvent face à des sites développés totalement en dépit du bon sens, notamment les très très gros dans la mesure où ils ont été mis en place sur des vieilles plateformes qui ont évolué et pour lesquelles migrer représente un véritable challenge et je pense que la reco technique pure a encore de beaux jours devant elle.
    De mon côté que ce soit en agence ou maintenant in house la reco technique représentait plus de 10% du taf même si bien entendu nous sommes bien loin de ce que cela représentait a l’époque glorieuses des « mangeur de cigogne »

  • Benoit dit:

    Pour ma part je suis plus dans l’approche « SUX »
    = Search User Experience
    Certes l’acronyme craint un peu, mais c’est le plus concis à ce jour à mon sens :)

  • Laurent dit:

    @LeMuscle : je n’ai pas expliqué dans le détail. C’est tout à fait vrai que les gros et anciens sites ont de gros soucis à régler. C’est aussi là qu’on se retrouve face à des Himalaya de contraintes pour faire passer la préco.
    Cependant, même pour ces cas, j’ai des solutions pour botter en touche, si je peux m’exprimer ainsi.
    Faudrait que je développe dans une vidéo ou un billet, mais c’est aussi un peu ma spécificité et ma vision.
    Si on peut lire entre les lignes : je mets chacun à sa place, en fonction des moyens et des objectifs.

    @Benoit : au contraire j’adore ! On tient peut-être un winner là.

  • Christophe Chaudey dit:

    @ Benoit, le search user experience, à première vue ça sonne bien et j’ai cru l’espace d’une seconde qu’on avait trouvé le winner, mais à la réflexion, ça n’englobe pas vraiment la partie « in-site », c’est à dire le côté navigation plus rapide, le taux de conversion, etc. Mais en tout cas on tourne autour. UEO me semble un poil plus large que le search uniquement, on pourrait aussi parler de USO: User Satisfaction Optimisation qui englobe sans doute encore plus de choses tout en se concentrant sur l’essentiel.

    @ Laurent, Plus que rebrander un concept, c’est surtout l’approche qu’il faudrait modifier. Beaucoup de référenceur sont encore focalisés aujourd’hui sur les mots-clés, le positionnement, etc. plutôt que sur des thématiques plus globales: le contenu, l’influence, la visibilité au sens large, la satisfaction user, le taux de conversion, ça pourrait même aller jusqu’à la « manipulation » psychologique de l’user: afficher le titre qui va déclencher le plus de clic, typiquement: vendre du rêve!

    A partir là, le seo (ou XYZ peu importe le nom qu’on lui donne) n’est plus un concept, c’est une véritable philosophie, qui peut rassembler des pratiques encore assez peu répandues dans les agences SEO jusqu’à présent, bien que montantes (UI optimisation, A/B testing, tracking avancé, voire même les concepts de semantic data, de cartographie d’information, de brainsorming…). C’est l’avenir ces trucs-là, j’en suis convaincu. Je commence d’ailleurs à en parler un peu dans mon blog (doucement, certes) en proposant des outils ou des méthodes qui vont dans ce sens.

    Le métier de SEO tel que je le conçois personnellement est de loin bien plus large que ce que propose aujourd’hui les agences de référencement en majorité: du ranking sur Google…

  • Francois dit:

    @Lejuge « Pourtant je me retrouve encore souvent face à des sites développés totalement en dépit du bon sens, [...] pour lesquels migrer représente un véritable challenge et je pense que la reco technique pure a encore de beaux jours devant elle. »

    Je suis d’accord avec @LeJuge et j’irai même plus loin que la partie techno car une bonne architecture sert les 2 cibles (les bots et les humains).

    D’ailleurs on entend de plus en plus les remarques sur le PR thématique qui est une bonne métaphore simpliste pour expliquer l’évolution qui est faite sur la pondération des contenus.

    Fondamentalement, il n’y a rien de neuf sous le soleil mais bizarrement les architectures sont rarement bien pensées.

    Il y a des nouveautés à intégrer pour suivre les évolutions du colibri mais les bases fonctionnent toujours très bien quand elles sont maîtrisées.

    Cela me rappelle mes études d’architecture, où la première année visait à écarter les gens qui n’arrivaient pas à modéliser mentalement la 3D.

    Par exemple on te demandait de créer une maquette 3D en carton d’une maison et d’en dessiner des coupes verticales. Un grand nombre de personnes étaient incapables de visualiser et de se représenter un alignement vertical : un plafond, la poutre en dessous, le vide, la marche du début de l’escalier juste en dessous, etc. Certains n’arrivaient pas à dessiner ce qu’ils voyaient sur la maquette.

    Pour l’architecture de sites, j’ai souvent l’impression de me retrouver devant les mêmes problèmes.

    Un majorité de personnes voient en 2D càd les pages ou les templates de leur site. Ce qui revient à voir les façades, le plan du rez-de-chaussée, …

    Mais rares sont les gens qui pigent la 3D avec son aspect structurel : les murs porteurs, les colonnes de support, la base des fondations.

    Après on entend le désir de pouvoir construire un immeuble de 15 étages qui aura la visibilité d’une tour alors qu’on a construit une paillotte sur la plage. Ou pour les gros sites on se retrouve avec 100 paillottes sur la plage.

    En gardant la métaphore architecture, un des métiers du référencement basé sur le netlinking, serait celui de monter des échaffaudages externes au bâtiment (un peu comme les échaffaudages en bambous qu’on peut voir en Asie). Echaffaudages qui allaient chercher des appuis sur d’autres bâtiments pour venir renforcer la structure du bâtiment.

    Ces méthodes de construction sont moins efficaces depuis quelques années avec les évolutions de Google mais il faut se recentrer sur le coeur du métier celui l’architecte. On a toujours besoin d’échaffaudages … mais pendant la construction et ils doivent « disparaître » ou devenir plus discrets une fois que le bâtiment sort de terre.

  • Patrice Decoeur dit:

    Oui, trop de référenceurs s’en tiennent au SEO et parlent de marketing sur internet. Le SEO n’est qu’un levier marketing parmi d’autres, même s’il est toujours un important levier d’acquisition de trafic. Les réseaux sociaux, les partenariats ou la publicité adwords sont d’autres exemples qui peuvent vous apporter un trafic pertinent.
    Mais voilà où je veux en venir. Acquérir plus de trafic est-il le but ? Imaginez, vous avez 2 clients. L’un à 500 visites par jour, l’autre 1.000, en provenance directe de Google (SEO). Super ! Et pourtant, le premier client ayant 2 x moins de trafic est bien plus heureux. Il en obtient plus de contacts et au final, plus de contrats ? Comment est-ce possible. Les 2 sites sont assez proches visuellement, en qualité de contenus, … Une seul vrai différence, ce premier à un formulaire qui ne comportent que des questions vraiment nécessaires dès le départ. Du coup, il y a 3 fois plus de formulaires remplis.
    Ceci n’est qu’un exemple et il y a bien d’autres choses à optimiser sur un site. Cet exemple est aussi fictif mais pas du tout utopique.
    Soit, mon mot ici est de dire qu’avant de penser à acquérir du trafic, il est parfois intéressant d’analyser son site pour optimiser le ROI généré par les visiteurs existants.
    Bonne journée à tous,
    Patrice

  • Francois dit:

    Pour revenir sur les vendeurs de rêves, on peut critiquer leur finalité sur l’argent facile, mais ils utilisent les éléments de conversion de façon efficace.

    Un bon résumé des 6 éléments clés utilisés se trouvent ici (avec Cialdini comme le père de cette théorie).

    https://www.youtube.com/watch?v=cFdCzN7RYbw

  • Laurent dit:

    @Christophe Claudey : c’est vrai que ce n’est pas seulement la recherche qu’on doit optimiser.
    Vrai aussi qu’on doit plus voir la chose comme un véritable écosystème ou pourquoi pas une philosophie ou vision.
    Finalement, la terminologie ne change pas grand chose pour ceux qui veulent élever le niveau.

    @Patrice Decoeur : améliorer l’existant est clairement une bonne idée. J’ai observé de véritables explosions en conversion avec cette attitude.

    @François : y a un peu plus de du Cialdini dans le machin, mais c’est une très bonne source.
    Un très prochain billet va justement donner mon point de vue sur les lancements orchestrés (j’espère avoir le temps de pondre un article pour lundi).

  • Nicoseo dit:

    Bonjour, bel article. J’ai particulièrement apprécié que ce soit en gros du Marketing sauf que les vendeurs de rêve ont tellement pourri le terme que au final on va pas l’utiliser. Lors de ma découverte du marketing il y a une dizaine d’année je me rappelle m’être dit : mais c’est génial c’est en fait trouver la meilleur solution à un problème donné pour une entreprise, trouver le « meilleur » pour les clients et la compagnie, bref c’était avant de croiser de nombreux vendeurs de rêve ou « marketing guy » qui m’ont un peu dégouté du terme :)

  • Monica Médias dit:

    Il faut se dire les choses, comme on dit dans la novlangue politique, et ce n’est pas parce que ce dimanche, c’est une soirée de second tour électoral…

    Donc on ne va pas se mentir, mais c’est vrai le terme de S.E.O. c’est naze-been, Seurch-Endjine-machin, ça sonne comme un team de motoriste de Formule 3000… Et puis sinon, référenceur, ça rappelle au mieux la fonction de bibliothécaire de CM2 au rayon « Club des 5″, ou au pire un job d’hôtesse faisant du facing au rayon Buitoni dans un Mammouth d’Evry…

    Pourtant le SEO a fait sa révolution culturelle, il fait autant appel aux disciplines informatiques et mathématiques qu’aux courants littéraires ( cf. le king-contenu et l’authorrank), qu’à la philo tout court: « car oui le réel domine et non le virtuel », sous-entendu ramenons les réseaux sociaux à leur juste importance par rapport à l’art pariétal des grottes de Lascaux.

    Donc revenons donc au réel, à l’ère de la dictature économique du numérique, à l’heure ou GG est provisoirement roi du monde « libre », il faut rendre effectivement au S.E.O. sa dimension de César et réincarner le métier. Il ne faut pas chercher un acronyme à la place d’un autre, tel que U.E.O. qui me fait juste penser à S.O.S. ou O.N.U.

    Think big! Si l’on considère que le référencement est une discipline universelle qui s’est peu à peu immiscée dans tous les métiers de la comm du troisième millénaire, alors le SEO c’est juste modestement du META-MARKETING !

    Je salue le terme de « Visibilité » de Laurent notre Star-publiciste qui en 6 lettres ( POI RES :-) nous assène le plus beau Title d’article de philo-SEO. Mais la « Visibilité » s’entend partout en ce moment, jusque dans dans le QG de partis politiques, y-compris ce soir à la veille d’un remaniement de gouvernement. Et comme tout ce qui est la mode se démode…

    Cependant quel mérite, Laurent, de vouloir rebrander le métier tout entier(en unifiant toutes ses chapelles?)!

  • Bruno TRITSCH dit:

    Bonjour Laurent,

    Que penses-tu du poids des réseaux sociaux dans les différentes sources de trafic d’un site, car je ne sais pas si ce n’est qu’une impression, mais selon la thématique des sites que je travaille, les réseaux sociaux semblent être de plus en plus importants à ce niveau?

    Amicalement,

    Bruno

  • Maurice Largeron dit:

    @Laurent J’ai péché par ignorance sur le fil du « top chef », si cela est confirmé, autant pour moi pour les droits d’auteur ! Mais bon, la cuisine, c’est pas non plus très originale comme idée..:( .

  • Tang dit:

    Merci Laurent de ce papier.
    Pour ma part, je viens du marketing (profils de clientèle, adaptation de l’offre, sociostyles). Je visite régulièrement ce fil pour chercher à comprendre les principes de visibilité appliqués au web.
    Je dois avouer que si je n’ai aucun problème pour associer le « feu SEO » au marketing,je lui reconnais cependant une spécificité technique réelle avec son écosystème.
    Celle que l’on peut accorder aux recherches sur les profils de clientèle.
    En marketing touristique, nous avons un vocabulaire qui pourrait être utilisé.
    Nous parlons d’ODR (occasions de rencontre), et de création de liens (base du tourisme de vacances).
    Ne serait ce pas du SEO et des réseaux sociaux?

    PS: pour ceux qui seraient tentés de poser les services de marketing intégrés dans les services de communication, c’est imaginer parler d’un vin dont on ne connaitrait pas les qualités. Cela n’empêche pas de trouver de grandes qualités et une expertise aux communiquants.

  • Mowgli dit:

    Tiens je me reconnais bien derrière cette réponse sur notre métier… Le coup du Labrador, bien connu. « Ah tu cliques sur Google pour faire monter les sites ». Difficile de sortir son épingle du jeu en plus vu tous les nouveaux termes inventés par les services marketing et par Google (et l’Internet globalement) lui même.

    Je me reconnais tout autant derrière la situation, tant de pénalisation que nous arrivons en pompiers. Ce qui n’est pas intéressant pour le client et pour nous. Lui n’a pas beaucoup de chances de revenir alors que souvent, il n’a fait qu’appuyer au mauvais endroit au mauvais moment et nous sommes encore plus que jamais en attente du bon vouloir de Google.

    IL doit exister un développement possible dans l’augmentation du trafic au sens plus large, une cohérence technique entre adwords, la pub, les mailings lists et le référencement. Car le service marketing ne maîtrise, selon moi, largement pas les ficelles de toutes ces possibilités. Et le référenceur n’a pas la « flame » pour animer des actions marketing tout au long de l’année.

    Merci pour ces informations notamment le terme SEO, je n’aurai pas cru ces stats en France.

  • Stephane - 4h18 dit:

    Bah voilà…
    Bon, je disais pareil (en gros) y’a plusieurs mois de cela >

    http://4h18.com/dites-referencement-dites-visibilite/