Pour être franc, le bad buzz autour du classement « meilleur référenceur de France » du JDN commence à me gaver.
Nous sommes tous assez sereins pour savoir que le titre de « meilleur » n’est pas pertinent. Cela n’est pas la peine d’en faire des tonnes.
Après, ceux qui communiquent (sans même parler des élus) car il paraît que notre visibilité serait sans rapport avec nos compétences.
Même si un prix ne porte pas l’appellation de « meilleur », cela reste subjectif et ne veut pas dire que l’élu écrase les autres (pensez Oscars, etc.). Remplacez « meilleur » par « star » si ça vous chante, mais où est le problème avec l’idée du vote pour élire un classement ?
Le JDN a demandé à sa mailing list de voter et basta. C’est tout ce que ça veut dire. Nos pairs ont voté et voilà le résultat.
Cela va trop loin, lorsque le sentiment qui ressort est que les SEO « communiquants » font de l’ombre aux valeureux travailleurs silencieux, qui ne déméritent pourtant pas.
Mon ressenti actuel est que certaines réactions contre l’initiative du JDN sont largement plus débiles que le classement lui-même. D’autres réactions m’ont bien fait rire, mais elles sont anecdotiques, par rapport au torrent de critiques.
Pour n’en tacler qu’un, je vais prendre de face Raphaël Richard. Ses commentaires chez Marie (ici là et là) font ressortir une aigreur maladroitement dissimulée, mais surtout il carrément pris la peine de construire un site anti-classement JDN.
Vraiment ?
Il y a bien aussi Loran qui lance un anti-concours du « plus mauvais référenceur ». J’aurais préféré quelque chose de plus subtil, mais bref…
Think Positive mec !
Tiens, cela faisait un bail que je n’avais pas taclé Marie. Je n’ai rien contre son billet, mais elle part en sucette en dénonçant le sexisme du JDN dans les commentaires chez Olivier.
Nous sommes au-delà du troll, tout cela devient débile. Vu la violence des réactions et surtout le niveau d’hypocrisie, je me demande si ça vaut la peine de partager autant. Je pourrais en faire 100 fois moins et toujours m’en porter aussi bien commercialement parlant, alors à quoi bon ?
Par contre, ce classement a eu le mérite de mettre à jour des aigreurs profondes de certains. Qu’ils soient meilleurs à communiquer ou alors qu’ils (re)partent dans leurs trous. C’est binaire comme raisonnement, mais les critiques du #JDNgate ne volent pas plus haut.
Cracher sur le classement #JDNgate est trop facile. Bougez vous pour être aussi réputé qu’Olivier Andrieu et vous aurez une légitimité pour remettre en cause son titre.
Je préfère me recentrer sur les boutades de mes amis François Houste et Sylvain Peyronnet. Tout est résumé dans ces deux citations humoristiques, mais qui détiennent le cœur de la pensée commune.
La propension à la visibilité dérange ?
L’envie de pondre un billet m’est venue en lisant celui d’Abondance. Pour être poli, ça me troue le cul de lire les remerciements d’Olivier Andrieu qui se confond en excuses d’être élu sur le plus haute marche.
Olivier est Ze Pape Of SEO. On serait encore à expliquer les bienfaits du référencement, si ce n’était pas pour son énorme travail d’évangélisation.
Certaines remarques que j’ai croisé à son sujet, suite à cette élection, sont carrément méchantes et je vais me passer de les citer.
Si vous n’avez pas la visibilité d’un Olivier Andrieu, restez dans votre grotte, mais ne venez pas prétendre qu’il ne mérite pas. Je ne vais pas m’étendre sur les autres (merde j’en fais partie), mais chacun donne sans compter le ROI.
Lorsqu’un acteur gagne l’Oscar, il n’est pas « meilleur » que les autres. Pourtant, c’est lui qui porte la couronne et on ne remet pas en cause la légitimité d’un tel classement, aussi subjectif soit-il.
Je pourrais aussi la jouer cool et m’abstenir de ruer dans les brancards. Comme Olivier, je pourrais me confondre en humbles excuses, mais après tout fuck.
Peu importe si on me reproche encore d’écrire des gros mots, mais le mouvement anti-classement #JDNgate va trop loin.
Surtout, ce faux prétexte que les élus sont les plus aptes à choper de la visibilité m’agace. Étant donné que notre métier consiste à apporter de la visibilité aux sites Web, cela me semble tiré par les cheveux de nous reprocher un effort pour nous-mêmes.
Tant pis si ceux qui ne partagent pas ou communiquent sans succès sont tout autant méritants que les plus visibles.
Nous sommes sur le pont, en plus du boulot, pour tenter d’apporter un plus à la communauté. La place est libre pour en faire autant. Si vous n’arrivez pas à percer, je suppose que cela ne vous rend pas plus mauvais en référencement, mais ne jalousez pas ceux qui y arrivent.
Maintenant, s’il y en a un seul qui accuse les personnes élues par le classement JDN d’être une certaine visibilité dans un seul but mercantile, alors ceux qui m’ont trouvé malpoli à l’égard du blogueur anonyme défonceur de Qwant n’ont encore rien vu.
Donc oui nous sommes meilleurs. Cela fait 20 ans qu’Olivier se défonce à partager et cela le rend meilleur que n’importe qui d’autre. Il n’est peut-être pas meilleur référenceur qu’un employé d’une agence, mais il a clairement le truc en plus qui fait que sont trône est largement mérité.
C’est nul de gâcher son titre comme vous le faites. Il doit y avoir deux malheureuses félicitations sur Twitter et dix sur son blog pour des hordes de critiques.
Bravo Olivier, c’est toi le meilleur, ainsi qu’à Paul, Philippe et David. On a tous donné suffisamment pour être fiers d’être élus par nos pairs, sans avoir à nous soucier de toute cette bouze qui gâche la fête.
Bien sûr, merci à tous ceux qui ont voté pour moi. Je suis honoré et même gêné. En fait, je crois savoir mieux avaler les critiques que les compliments.

