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Test sécurité Google DiRT par les SRE



Les SRE (Site Reliability Engineers) sont en charge la bonne santé de Google.

Pour se préparer aux problèmes éventuels, ils organisent des tests appelés DiRT (Disaster Recovery Testing).

Ces scénarios de fausses attaques ont pour objectif d’assurer que les services et opérations de Google continuent de fonctionner  après un désastre.

C’est un voyage dans un DataCenter Google par Wired qui nous apprend l’existence du programme DiRT.

J’avais déjà entendu parler des Google SRE, en tombant sur une actu un peu glauque.

Quand on sait l’importance d’un bon sysadmin pour infogérer nos serveurs, c’est intéressant de regarder comment Google se préoccupe de sa sécurité.
Les ingénieurs de l’équipe SRE sont comme l’équipe du stand d’une Formule 1.
Il paraît même qu’ils portent des vestes super cools avec un insigne d’inspiration militaire.

Le programme DiRT

C’est intéressant de savoir que Google sait encore apprendre de ses erreurs.
La culture de l’échec était l’ADN de la société, mais je pensais que ces valeurs étaient éclipsées depuis la volonté de pousser artificiellement Google +, au lieu de passer à autre chose comme avec Buzz ou Wave.

Le programme DiRT est conçu pour mettre en péril Google. La plupart des entreprises n’ont pas cette vision d’anticiper que le pire puisse arriver. L’incident Gmail du 17 avril 2012 est un exemple récent.

Une fois par an, le programme va attaquer Google, dans un recoin qui ne l’attend pas. L’exercice démarre toujours sur un spectre limité, puis s’étend lorsque l’utilité est prouvée.

Des tests DiRT ont éprouvé la simple coupure électrique de serveurs, jusqu’à simuler un tremblement de terre. Ce dernier a permis d’identifier des failles dans les mécanismes de basculement.
Les scénarios peuvent s’attarder sur des services précis, mais va également traiter des failles dans de multiples systèmes en parallèle. Cela permet d’identifier l’interdépendance et d’incorporer diverses branches de l’entreprise.

DiRT a même hacké la cafétéria, lorsque les employés ont décidé d’aller boire un coup, après le faux tremblement de terre qui avait éteint leur ordinateur.

Inspiration

J’ai été impressionné par l’étendue du programme. C’est couteux et risqué, mais une entreprise de cette ampleur va forcément bénéficier de l’expérience.
En tant qu’utilisateur, je suis rassuré par l’attitude de Google à propos de la sécurité. Je n’ai pas confiance, mais c’est bien d’apprendre que la mise en péril est prise en compte dans la mentalité des personnes qui veillent sur nos données et les fabuleux services qui vont avec.

Sur le plan personnel j’ai un peu oublié ce réflexe, qui était pourtant mon leitmotiv, lorsque mes revenus dépendaient de systèmes type PPC ou affiliation. Pourtant, j’avais toujours un plan pour palier à un désastre.

En tant que référenceur, nous devons avoir une vision claire de la gestion des risques. C’est quelque chose de primordial pour assurer la légitimité et pérennité d’une stratégie de visibilité sur Internet.

Merci Google de m’avoir rappelé une bonne leçon.

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11 réponses dans “Test sécurité Google DiRT par les SRE”

  • Romain Manniez dit:

    C’est cool pour les utilisateurs mais surtout pour éviter à Google de perdre de l’argent dans un incident, c’est un peu le principe des pentesters qui viennent élaborer des stratégies sur plusieurs couches à la demande du client pour certifier et détecter les failles des systèmes.

  • Laurent dit:

    Dans l’idée, cela ressemble effectivement au concept du pentester.
    Sauf que chez Google, toutes les zones et les process de l’entreprise sont concernés. Le réseau informatique n’est pas la seule cible.
    Un comptable ou DRH n’est pas à l’abri !

  • Christian dit:

    Salut Laurent,

    Sais-tu s’ils partagent, même en partie, les résultats des faiblesses qui sont levées ?

  • koh lanta dit:

    Je n’aurais jamais imaginé qu’ils puissent aller aussi loin à ce niveau, mais ça peut se comprendre en effet. Mieux vaut prévenir que guérir dit-on, avec ce programme DiRT, Google ne plaisante pas!

  • Laurent dit:

    @Christian : je n’ai pas cherché en profondeur, mais ça m’étonnerait qu’ils aient publié trop de détails. C’est quand même la sécurité qui est en jeu.

    @koh lanta : j’étais aussi (agréablement) surpris par ce programme.

  • Fred@last seoman on earth dit:

    Bon, ben le 22 décembre, on va pouvoir continuer à utiliser Google :)

  • Emile dit:

    Nous savions que Google ne lésine pas sur les moyens. Ces tests sont vraiment rassurants. Je suis aussi impressionné.

  • incomabord dit:

    Merci pour l’article, je ne connaissais absolument pas ce test.

    il est fait en internet ou via des sociétés spécialisés ?

    En tous cas , c’est une excellente chose pour les grandes boîtes de faire des audit de sécurité avec un mise en situation quasi réelle.

    En espérant que d’autre suivront l’exemple.

    Au plaisir de vous lire.

  • Patrick dit:

    Comme vous le savez la prévention est préféré au cure.toute entreprise doit maitriser les facteurs exogènes et c’est ce que fait google.

  • Marc dit:

    Merci pour ton article, on ne trouve quasiment aucune information en francais sur ce programme. J’imagine qu’il est important de travailler sur ce genre d’incident, j’avais lu sur un article (à vérifier les chiffres du moment)que Google gagnait près de 700 € chaque seconde … pas interet que les serveurs tombent !

    @Christian : je ne pense pas qu’il partage d’information

  • Julien A. dit:

    On t’il fait un test grandeur réelle pour la fin du monde le 21 décembre ? :-D