Améliorer son référencement Web grâce aux consultants SEO, est-ce possible ?

Le référencement diaboliséCette semaine a été le témoin d’une croustillante affaire qui touche le milieu du référencement.
En réaction à un billet publié par un certain Stéphane Bortzmeyer, les référenceurs sont montés au créneau.

On dirait bien qu’en 2010, il demeure toujours une perception biaisée sur le métier du référencement.
Pourtant, des indices pourraient laisser croire que l’âge de raison n’est plus aussi loin pour le métier.
Depuis toujours, il y a une tendance à prendre les référenceurs pour des sorciers geeks. Il ne faut pas jeter la pierre à Stéphane Bortzmeyer ou les autres qui pensent que le métier manque de transparence. Le souci n’est pas tant ce billet obscur qui fustige les descendants de Merlin que seraient les référenceurs. Plutôt, il est intéressant d’analyser la situation.

A qui la faute ?

Difficile de dire à qui jeter la pierre. Parmi les habituels fautifs, on retrouve : Google, les agences, les amateurs, les amateurs devenant pros, les autodidactes, les black hat SEO, le reverse engineering, les consultants, les ingénieurs, les blogueurs, les forums, les mangeur de cigogne (terme invariable), etc. Bref, quasiment tout ce qui touche au monde de la recherche d’information est plus ou moins fautif d’avoir dégradé le référencement à un moment ou à un autre.
Je ne vais pas monter au créneau pour défendre la profession aux moyens d’analogies puisque Keeg, Sylvain (version Axe), Sylvain (version Spoonylife)  Aurélien (version Pink et par qui j’ai appris l’objet du scandale)), Nico, Olivier, Julien, Marie et Chris Hédé sont passés par là.

Plutôt, je vais tâcher d’expliquer le métier du référencement le plus clairement possible.
Attention, la tâche n’est pas aisée car mes confrères qui ont déjà essayé d’expliquer leur métier à un proche ont tous connu le regard du Labrador et le silence dubitatif qui émane de l’interlocuteur à la suite du discours. Ainsi, je suppose que le référencement est toujours proche de l’art divinatoire pour le grand public. Que ça soit les clics des internautes qui font monter les pages (quoi que pas entièrement faux…) jusqu’à la META PageRank dont on vient récemment de remarquer à nouveau la présence, les indices abondent pour comparer le référenceur à un druide. Ce n’est pas le baume référencement de Sylvain, le monsieur ceceo de Lours ou le Magie Référencement de chaisplusqui qui nous feront dire le contraire.

Ce qui m’inquiète vraiment concerne le fait que Stéphane Bortzmeyer est informaticien, travaillant pour la prestigieuse Afnic et collaborateur de la non moins prestigieuse Wikipedia. Quoi que ceci explique peut-être cela…

Comment un professionnel d’Internet peut encore penser en 2010 que le monde du référencement est un panier de crabe ?
Que ma mère me croit informaticien ne me gène pas outre mesure, contrairement au fait que quelqu’un du niveau de Stéphane Bortzmeyer soit aussi remonté contre la profession.
Encore une fois, la faute nous incombe car il ne faut avoir de cesse d’expliquer le référencement de manière à ce que tout le monde comprenne – depuis ma mère jusqu’à Stéphane Bortzmeyer.

Le référencement expliqué à Stéphane Bortzmeyer

Le référenceur s’occupe principalement d’un triptyque qui comporte : optimisation technique, contenu et popularité.

L’optimisation technique concerne l’accord des paramètres «on page» et «off page» avec les fondamentaux du référencement. Ces fondamentaux ont été acquis au fil des ans grâce à un travail communautaire énorme. Il n’y a pas de zones d’ombre parmi ces fondamentaux, mais plutôt diverses approches. La vérité est sur l’écran; seuls les résultats comptent.
A ce niveau, le référencement est un art; au sens artisan du terme.

Le volet contenu se rapporte à la création et la valorisation des éléments figurant sur les pages Web.  Qui ne fait pas des pages principalement pour Google ? Certes, il faut plaire aux internautes, mais le chaland va d’abord passer par les résultats de recherche. «Le contenu est roi» n’est peut-être pas suffisant de nos jours; surtout s’il n’est pas valorisé de manière adéquate. 
Bref, s’occuper du contenu mérite de respecter encore une fois des fondamentaux qui sont parfaitement maîtrisés par les référenceurs.

La popularité se rapporte à construire des liens entrants. Un peu comme dans la vraie vie, plus on parle de son site au travers des liens hypertexte et plus il sera populaire. En complément, viennent se greffer des notions d’autorité et d’animation sociale, mais la base demeure toujours et encore immuable par rapport à l’apport de popularité.

Mais encore

On pourrait parler sans arrêt du référencement. Il n’y a qu’à voir les discussions à bâtons rompus lors des réunions d’aficionados pour se rendre compte que les protagonistes sont des purs passionnés avant tout. Vu de l’extérieur, il est difficile d’imaginer combien nous aimons ce que nous faisons; même si le côté besogneux rend parfois la tâche fastidieuse et rébarbative peut lasser.

Sans vouloir brosser une image idéaliste du référencement, j’ai navigué dans un certain nombre de sphères professionnelles et j’ai même essayé de laisser tomber le métier, mais c’est là que je m’éclate le plus.

Au travers de mon blog et de mes prestations, je tâche de m’appliquer le plus possible à démontrer ces fameux fondamentaux. Que ça soit au travers d’un guide référencement, expliquer le bien fondé du Black Hat SEO ou tacler la mythologie comme par exemple le TrustRank ou même dénoncer l’obscurantisme, j’essaye de faire la part des choses; tout en acceptant d’évoluer et de commettre des erreurs. Et je suis loin d’être le seul à procéder de la sorte!

Bien sûr que tout n’est pas rose car les travers commerciaux, erreurs d’inexpérience et autres manques de compétence font parfois reluire une image sombre. Pourtant, cela reste un secteur de pointe qui mûrit plutôt bien. Tout ce joli monde cohabite assez sereinement dans un marché hyper favorable, tandis que le reste du monde patauge en plein marasme économique. En tout cas, nul besoin de crier au loup comme fait Stéphane Bortzmeyer. J’étais même un peu surpris de voir ressurgir les vieux démons de la sorte.

Malgré tout, j’ai le sentiment que le devoir d’éducation habite tout le secteur de la recherche d’information, mais on s’aperçoit malheureusement encore que les sceptiques subsistent, dont certains professionnels du Web comme Stéphane Bortzmeyer le témoigne.

Pour ma part, je ne suis pas vraiment confronté au besoin de légitimer en permanence mon métier puisque ceux qui me contactent sont majoritairement déjà convaincus. Cependant, au sein des nombreux intervenants auxquels je suis confronté lors de mes actions en tant que consultant en référencement, je rencontre évidemment des interrogations et des animosités, mais tout se passe plutôt bien dans l’ensemble. Il ne reste qu’à trouver le moyen d’expliquer mon métier à ma mère et j’aurais réussi le challenge ultime.

Edit : lien spécial Google Bombing : inculte du référencement