On nous bassine qu’il faut faire de la qualité, que le contenu doit répondre aux attentes de l’internaute, blabla.
Sauf que les bonnes pratiques pour répondre à ces exigences sont plutôt floues.
En fait, il y a 4 grandes questions existentielles, qui répondent aux exigences de l’internaute donc de Google.
Cela devient absolument vital, à partir du moment où on rentre dans la transaction ; que ça soit simplement pour récolter un mail ou carrément encaisser un panier.
Comment vas tu m’aider ?
Au départ, j’avais formulé «Que vas tu faire pour moi ? », mais le verbe « aider » me semble plus approprié.
Il faut garder à l’esprit que la seule chose qui intéresse le visiteur est lui-même. Il n’en a rien à foutre de votre site Web et votre offre.
Sur le Web, on a même tendance à oublier des principes de base à propos de la relation humaine.
Par exemple, dans la vraie vie, on se dit bonjour et on se présente avant de causer business.
Souvent, on prend même le temps de se jauger et apprendre à se connaître avant de rentrer dans le vif du sujet.
Regardez un peu du côté de la Soft Conversion, expliquée par l’ami Hervé Bourdon aka @valvert
Sa conférence résume tout à fait le fond de ma pensée.
Pour en revenir à la première question qu’il faut se poser lorsqu’on publie une URL, il s’agit de répondre à la demande de l’internaute, en apportant de la valeur ajoutée. Cette valeur se joue principalement en rapport avec l’environnement sur la SERP – vos concurrents.
Ce n’est pas forcément nécessaire de publier un contenu « meilleur » (plus long, plus intéressant, plus complet, etc.). Parfois, il suffit d’étudier ce qui manque à la variété de ce résultat de recherche.
Si 10 catalogues produits squattent la première page, peut-être que cela sera plus facile de passer devant en envoyant un signal différent (info, image, vidéo, encyclopédie, blog, etc.).
Dans le cas où vous voulez tout de même vous battre avec votre catégorie de produits, alors il va falloir aiguiser la présentation et la substance. Le copié-collé de la description et l’image produit du fournisseur est interdit.
Montrez que vous connaissez le produit, vous l’avez manipulé et testé.
N’ayez pas peur d’émettre une opinion, un avis, une critique.
En bref, aidez-moi à choisir !
Qui es tu ?
Remettez de l’humain dans votre site Web !
Lire l’exemple Icebreaker par Jerome Lecombe.
Sur le Web, parmi les plus gros défauts que je remarque :
- Les photos corporate et dents blanches provenant de banques d’images
- La page à propos insipide
- Le site qui est un joli robot sans âme
- Le manque d’opinion et de tonalité du contenu
- L’absence de copywriting
- La systématisation du « je le fais car mon concurrent l’a fait »
- L’absence de tracking approfondi et de tests suivis
Tous les détails comptent pour inspirer confiance et communiquer votre histoire en quelques secondes.
Parmi tant d’autres, la page contact doit être nickel. Sans être créative ou impressionnante, elle doit répondre à certaines exigences.
Ouvrez votre page contact et prenez du recul pour observer si vous voudriez vraiment mettre votre mail là dedans.
Je l’ai fait pour la mienne et je viens d’engager une réflexion pour une refonte. Bien sûr que c’est une page qu’on a construite dans le speed il y a longtemps. Le seul problème est qu’elle est naze.
Même ma page d’accueil est nulle. Pendant que je tourne en rond à ne pas savoir comment la refaire, le temps passe.
Qu’est ce que je fais maintenant ?
Ça peut paraître con, mais on laisse souvent le visiteur en plan après avoir visité la page.
Pour ceux qui ont suivi le concept du cocon sémantique, l’idée implique de produire du contenu. Maintenant, il ne faut pas s’oublier dans le racolage commercial. Déjà dans un premier niveau, en essayant d’attirer le visiteur vers le catalogue.
Ensuite, s’il n’est pas passé à l’action, il ne faut pas le laisser partir sans l’avoir engagé.
Pour ce faire, je déteste autant que vous les popups qui m’incitent à m’inscrire dans une newsletter (pour rappel, je ne sais pas qui tu es et comment tu vas m’aider).
Cependant, on peut engager le visiteur en lui proposant un quizz (excellent outil webmarketing sur lequel je reviendrai), un sondage, un jeu concours, une pétition, un truc à télécharger, etc.
Bref, ne le laissez pas partir sans l’avoir engagé et objectif ultime – avoir recueilli son email.
Pourquoi toi ?
On arrive dans la dernière ligne droite. C’est l’étape décisive où l’internaute va décider de continuer la visite ou de fermer l’onglet.
Je ne sais pas quelle est votre vache pourpre, mais c’est le moment de la sortir.
Les questions précédentes ont consolidé le facteur confiance et tissé ce fameux lien émotionnel, mais vous êtes toujours à un clic de souris de la disparition permanente.
Maintenant, il faut mettre en avant les points forts de votre offre.
Il suffit parfois de mieux tourner l’offre pour qu’elle devienne plus attractive.
Parfois votre offre n’a pas d’avantage et je ne vois que la conquête de la première position sur Google comme solution.
5 secondes pour convaincre
Le challenge consiste à répondre aux 4 questions en moins de 5 secondes, lorsque l’internaute arrive sur la page.
Certainement que vous avez des débuts de réponses à certains endroits de votre site Web, mais je ne pense pas que ça percute en une poignée de secondes.
Bien sûr que c’est compliqué et je suis moi-même toujours dans cette quête éternelle.
Puis on peut se demander pourquoi je parle de ça sur un blog SEO.
Parmi les petits éléments qui montent en pondération, je pense qu’une meilleure expérience utilisateur figure dans le peloton de tête.
Google s’en fout du SEO, il se préoccupe seulement des intérêts de l’utilisateur.
Puisque notre rôle est de plaire à Google, vous voyez où je veux en venir.