Pourquoi je parle de tribu marketing au lieu de communauté

marketing-tribalPinailler sur les mots me permet d’utiliser le bon terme pour visualiser correctement concept.

J’ai parlé de mon souci à propos du terme « référencement« .

Cette fois, c’est « communauté » qui me dérange, dans le sens utilisé par les professionnels des réseaux sociaux.

Pour moi, la communauté est principalement rattachée à des notions politiques. On peut aussi l’entendre dans des implications scientifique ou juridique.

Dans le langage courant, je suppose qu’on s’y rattache à cause de l’étymologie, suggérant qu’on se regroupe autour de quelque chose en commun.

Par exemple, on like une page Facebook, signifiant un intérêt en commun suffisamment puissant envers cette entité afin de légitimer le concept de communauté.

Cela me semble un peu léger comme argument.

Attention, je ne dis pas qu’Internet ne possède pas de communautés.

Il existe des communautés très puissantes en rapport avec le W3C, l’Open Source, le développement et plein d’autres sujets.

Par contre, lorsqu’il s’agit de récolter du Like sur un jeu concours pour une page Facebook, j’ai du mal.

Je ne vais pas dégainer sur le community manager, mais son rôle n’a pas l’envergure d’animer une communauté.

D’ailleurs, c’est Marc Zuckerberg lui-même qui dit qu’on ne peut pas construire une communauté; notre seule possibilité consiste à devenir influent au sein d’une communauté existante.

Nous sommes des marketeurs et des communicants.

Dans notre job, les objectifs commerciaux doivent soutenus par des moyens marketing efficaces.

Pour moi, ce n’est pas efficace de monter une « opération » sur un réseau social et valider le succès avec des KPI arrangeants.

La fausse idée de communauté est bonne pour celui qui turbine au Like et au RT. Il résonne en opération au lieu de campagne, culture, ADN, …

Bien plus puissant que la communauté, le concept de tribu rassemble des valeurs qui nous sont très utiles en marketing.

Les rites et comportements communs d’une tribu sont des éléments précieux pour le marketeur.

Une marque doit comprendre les valeurs qui rassemblent les membres d’une tribu et y adhérer.

Une marque qui adopte une culture de marketing tribal doit avoir la foi. Faire semblant ou jongler avec des artifices Web 2.0 ne débouchera pas sur quelque chose de remarquable.
Toute la pensée autour de la fidélisation est chamboulée. Habituellement, on souhaite que le client devienne fidèle à sa marque.
Pour ceux qui ont capté l’intérêt du marketing tribal, c’est la marque qui est fidèle aux membres de sa tribu.

La tribu marketing possède des lieux de culte, des objets de culte et des rituels.
Vous commencez à percevoir l’intérêt ?

Source image intro : Flickr Commons