Les facteurs de positionnement en France pour 2012

Facteurs de positionnement 2012 pour Google en FranceL’étude SearchMetrics porte sur 10 000 mots clés sur 30 000 résultats de recherche, totalisant 300 000 balises Title, descriptions et URLs.

L’analyse « on site » pèse 14n68 GB de données, 128 422 blocs Adsense, 179 373 172 commentaires Facebook, 1,8 milliard de Shares et 3,4 milliard de Likes.

Au niveau des mots clés, SearchMetrics a pris soin de constituer un mix représentatif capable d’extrapoler sainement.

Avant d’aller plus loin, une question très intéressante, à laquelle l’étude cite dans sa conclusion, mais ne peut pas y répondre : « un site reçoit-il des signaux sociaux parce qu’il est bien positionné ou est-ce qu’il se positionne bien grâce aux signaux sociaux ? ». J’en profite également pour recommander les produits SearchMetrics qui sont très performants, sans oublier l’équipe qui est très sympa.

Étude SearchMetrics 2012 sur le SEO en France

 

Graphique général des facteurs de positionnement

Les facteurs de positionnement pour 2012 en France

Parmi les confirmations de notions qu’on sentaient déjà, voici les principales :

  • Les signaux liés aux médias sociaux : le triplé Facebook, Twitter et Google+ semblent être des consolidateurs de positionnement.
  • Pub à outrance : Google l’avait annoncé officiellement, mais l’étude SearchMetrics confirme que l’abondance de publicité puisse plomber un site. Le truc intéressant est que les blocs Adsense négociés à la MFA sont particulièrement visés.
  • Le levier le plus puissant demeure le backlink, mais la quantité, qui reste une valeur sûre, doit maintenant être relativisée avec un mix mieux conçu.
  • Les marques d’une certaine envergure sont être traitées différemment des fondamentaux du référencement, tels que l’optimisation de la balise Title, etc.
  • Les mots clés dans le nom de domaine est un levier toujours bien puissant, malgré les discussions qui suggèrent le contraire. Par contre, le TLD impacte peu.

Signaux sociaux

Tout comme pour l’étude SEOmoz des ranking factors (dommage qu’elle soit illisible comparée aux précédentes), je reste extrêmement surpris du poids de Facebook. Sans m’être particulièrement penché sur le sujet, les proportions me semblent énormes dans les deux études.

Impact des signaux sociaux sur le référencement

Sinon, en bref, c’est le partage sur Facebook qui semble être le plus rémunérateur, suivi de près par le Facebook Total.

Je ne m’attendais pas à voir le Tweet aussi faible par rapport au Facebook Share, mais je ne m’étonne pas du commentaire de SearchMetrics qui mesure l’influence de Google + similaire à celle de Facebook, sauf que les chiffres Google étaient trop petits pour être inclus dans le graphique.

Trop de pub tue la pub

Flagrante confirmation des effets post-Panda, mais cela devient loufoque d’observer qu’Adsense impacte négativement beaucoup plus que ses concurrents. Le seul problème est que c’est le plus facile à mettre en place et qui paye sans doute encore le mieux.

Pour aller plus loin, c’est même Adsense qui serait le seul réel Red Flag.

Impact négatif des publicités Adsense

Le roi backlink chahuté

La puissance du backlink est outrageusement démesurée, mais c’est le point différentiel de départ si on remonte à la création du moteur. Ce coup de génie est aussi son talon d’Achille qu’il s’est finalement mis à traiter plus finement. Tout du moins, faire croire qu’il y arrive.
Problème déjà établi avec Panda et maintenant renforcé avec Pinguin, donc un peu plus de subtilité s’impose.

Analyse du facteur backlink

Le bon sens est le meilleur atout pour composer un profil de liens qui tienne la route. C’est un sujet que j’ai traité à plusieurs reprises, mais je vais tâcher de revenir à nouveau sur ce point crucial des actions de référencement.

Le poids de la marque

Finalement, je suis persuadé que le secret du référencement tient dans la constitution d’une marque.  L’analyse SearchMetrics confirme fortement cette idée. Lisez bien ce passage car il est surprenant.

La marque : secret du référencement ?

Reste à se pencher sur tous les éléments qui vont contribuer à créer une marque. Le débat est déjà en cours, mais un sérieux état des lieux s’impose.

Nom de domaine

Malgré les affirmations de Google, les mots clés dans le nom de domaine restent puissants. Bien sûr, le poids du mot clef dans le nom de fichier est marginal.

Poids du mot clef dans l'URL et le nom de domaine

J’aurais aimé plus de détails sur l’étude, notamment par rapport aux formats des noms de domaines. Par exemple, est-ce que les noms de domaines avec tirets (surtout les trois tirets et plus) s’en tirent aussi bien que ceux sans tirets ?

Plus étonnant, le TLD n’apparaît pas déterminant. Le .FR donne un petit avantage évident, mais pour le reste ce n’est pas important.

Choix du TLD

Facteurs additionnels

Facteurs additionnels pour le référencement

Quelques autres trouvailles suggèrent que l’ajout d’images est un signal intéressant. C’est à relativiser, par rapport au rapport indirect avec les médias sociaux, mais c’est plutôt des paramètres en baisse que les résultats surprennent.

Par exemple, un texte trop long serait préjudiciable ou que la balise Title fait l’objet de toutes les attentions, chez Google, afin de la décortiquer du mieux possible.

Quoi conclure ?

Beaucoup de confirmations et quelques surprises dans cette étude. Comme d’habitude, les données sont à prendre avec toutes les précautions qui s’imposent; notamment sur le fait qu’on ne peut pas faire un reverse engineering depuis des observations sur l’interface Google. Notre bonne vieille méthode empirique et le flair sont toujours à mettre en priorité dans les choix.

En tout cas, cela me conforte sur le travail que je mène personnellement dans le sens d’un renfort de marque.

Je suis impatient de lire vos remarques et tâcher de participer activement à la discussion.
En passant, toutes mes excuses pour certains billets où je n’interviens pas trop dans les commentaires, mais je lis tout.