La légende urbaine des 100 liens par page [Debunk]

La légende SEO des 100 liens par pageParfois, une légende devient vérité absolue.

Le référencement est un domaine privilégié où des rumeurs et autres mythes se transforment en facteur fondamental accepté par tous.

C’est le cas de la limite des 100 liens par page, donc voici le conte tiré de l’absurde.

C’est GoogleGuy qui le dit

Avant que Matt Cutts fasse son coming out, il participait à certaines discussions du forum WebmasterWorld sous le pseudo GoogleGuy.

En 2004, je traduisais ses interventions dans le blog GoogleGuy a dit.

Un post (msg N° 5) de Matt Cutts aka GoogleGuy nous donne des indices très intéressants sur l’étrange histoire des 100 liens par page.

Voici ma traduction du post :

Googleguy et les 100 liens par page

 

À l’époque, le cache de Google était limité aux 101 premiers Ko. C’est à dire qu’on voyait seulement le contenu étalé dans les 101 Ko, mais c’était aussi une recommandation par GoogleGuy de garder nos pages en-dessous de cette limite.

Inutile de dire que Google était une mobylette, par rapport à la Formule 1 actuelle…

Miracle du Saint Esprit SEO

Ensuite, je ne sais pas par quelle opération du Saint Esprit SEO, les 101 Ko sont devenus 100 liens, mais vous comprenez maintenant que cette limite est basée sur une évaporation de l’esprit.

Maintenant, je suis d’accord que cette limite est pratique pour freiner les frénétiques du lien, mais elle repose sur rien de tangible.

Le bon sens et l’intuition sont des atouts indéniables pour le référenceur, mais ce n’est pas non plus la peine d’être un dictateur sur ce critère.

Si la page reste cohérente, peu importe qu’elle contienne plus de 100 liens.

Le seul point à retenir est qu’une page truffée de liens, sans cohérence, risque d’obtenir un crawl erratique (le Bot viendra picorer les liens de manière non systématique), mais cela n’est pas forcément en relation avec un nombre trop important de liens sortants.

Et ne venez pas mentionner la fuite du PageRank comme excuse, car c’est une autre absurdité sortie de nulle part.