Exercice pour SEO

Exercice pratique pour référenceurPour maîtriser les leviers influents, un référenceur doit ressentir le potentiel en positif et en négatif.

À chaque fois que je dois introduire un novice aux choses du SEO, je présente un exercice simple et compliqué à la fois.

Voici ma recette…Il paraît que la tambouille algorithmique de Google incorpore plus de 200 facteurs.

Cependant, réduisons la liste à 10 pour évoquer les plus puissants et simplifier l’exercice. Ces éléments se situent « on page », « on site » et « off site ».

Top 10 des facteurs influents pour Google

L’exercice consiste à assigner, pour chaque élément du Top 10, une note de pondération positive et une autre note de pondération négative, en prenant une mesure sur 10.

Par exemple, je place la balise Title comme élément numéro 1. Je lui donne une note de 8/10 en pondération positive, si elle est bien foutue. Par contre, je lui donne un solide 7/10 en pondération négative, lorsqu’elle est trop courte, trop longue, trop spammy, …

Si je prends les mots clés dans le nom de fichier de l’URL (je n’ai pas dit que c’était le numéro 2), la note de pondération positive sera de 1,5/10 (oui oui vous avez bien lu) et un 4/10 en pondération négative.

Lorsque vous avez un contrôle total de l’influence, en positif et négatif, de chaque élément, il est aisé de tirer sur les leviers adéquats afin de mettre en adéquation moyens et objectifs.

Un déclic s’opère (ou pas) lorsqu’on ressent quoi donner à manger au moteur et comment lui servir. Cet exercice permet de s’imprégner de l’algo et surtout comment optimiser sans puer le SEO à plein nez.

Pensez SEO snipeur au lieu d’artilleur.

La plupart des optimisations sont idiotes parce que répéter un mot clef ou sa Title ne donne absolument pas un signal de pertinence au moteur.

Bien au contraire, l’environnement (« on page », « on site » et « off site) peut être considéré comme largement plus important afin d’expliquer au moteur de quoi il s’agit.

N’oubliez pas que le robot est idiot, ne comprenant pas ce qu’il lit. C’est en travaillant sur le contexte que vous allez créer un environnement propice à la pertinence de votre entité mots clés.

Dans le balisage, travailler sur le contexte est vital, plutôt que bêtement répéter les mots clés visés.

La Title est l’élément le plus important de la page. Tout le reste doit venir l’épauler et ce n’est pas en le répétant, entièrement ou partiellement, qu’on renforce cet élément.
Tous les autres éléments sont au service de la Title, pour la compléter à l’aide d’expressions connexes.

Je ne vais pas développer le concept de co-occurrences, expressions connexes ou relationnelles, mais le jeu consiste à dévoiler une série de termes qui permettent d’en deviner le prochain. C’est un aspect de l’algorithme du ngram (basé sur un modèle de Markov), qui est fondamental chez Google.

Peut-être qu’une page parfaite sera celle qui pourra décrire une entité, à l’aide d’expressions connexes, sans utiliser les termes définissant cette entité.

Si vous êtes à l’aise avec cet exercice sur le Top 10, vous pouvez extrapoler sur les centaines d’éléments, comme ceux rapportés dans les Ranking Factors de SEOMoz, qui se préoccupe uniquement de la pondération positive, ou les 136 compilés dans une discussion WebmasterWorld que rapporte Ramenos (fichier à télécharger ici). D’ailleurs, il faudrait qu’on la mette à jour cette dernière liste.

Surtout n’hésitez pas à poser vos questions si mon explication n’est pas claire et je suis prêt à discuter de vos Top 10, si l’exercice vous tente.