Les trolls du SEO

La mythologie du référencementBienvenue dans la contrée imaginaire du référencement.

Point de Minotaure, d’Elfe ou d’Avatar car notre monde virtuel suffit amplement à épancher l’imaginaire collectif sur des notions plus ou moins fondées. Une rumeur peut s’avérer fondée ou se dissoudre dans l’eau du bain, mais elle va continuer pour toujours de nous amuser (ou nous énerver).

Légendes urbaines

Voici les mythes et autres légendes urbaines qui m’interpellent en ce moment.
En fonction des saisons, le cru des trolls est en constante évolution. C’est sans doute la raison qui pousse à s’y intéresser, donc j’ai relevé les thèmes récurrent pendant notre transition climatique entre l’hiver et le printemps 2012.

La mort du référencement

La rumeur sur la fin du métier est un thème récurrent, mais je trouve que ça enfle en ce moment. Preuve en est la présence du sujet en ouverture du SEO Campus 2012 (voir ma revue en vidéo), mais également au travers de la blogosphère et au-delà.

Que ça soit, en ce moment, la faute à Panda, Google, SMO ou même Siri, les fossoyeurs du référencement sont toujours très véhéments. Pourtant, le coup de bâtons est redoutable puisque la communauté, toujours plus soudées dans l’adversité, va envoyer tout ce qu’elle peut à l’encontre du malotru.

J’en pense seulement qu’on trouvera toujours un moyen de s’adapter. Après l’humilité, peut-être que la faculté d’adaptation ne vient pas bien loin, parmi les qualités qu’un référenceur doit posséder. Puis d’ici que ça soit mort, on sera à la retraite, hein ?!

Le PageRank ne sert à rien

Jamais je n’aurais pensé un jour prendre la défense de ce pauvre PageRank, mais le pauvre indice de popularité Google est au plus bas.

Quand j’enfilais mon humeur de Jean Pierre Coffe du référencement, le PageRank était ma cible préférée lorsque je taclais sur les forums  référencement.

Aujourd’hui, je trouve que l’indice est trop laissé de côté. C’est un sujet est tabou ; il s’aborde sous le manteau en prenant toutes les précautions possibles –genre « je sais que ça sert à rien, mais tu penses quoi de mon PageRank ? ».

Bien que ça soit effectivement un paramètre dans l’algorithme de classement des pages Web, il est mixé avec plusieurs centaines d’autres éléments qui vont impacter « on page » et « off page ». Il n’en demeure que le PR fait partie de l’algo, c’est même la couche originelle, donc sera pris en compte comme il se doit. Notre problème demeurant la sucette verte de la Toolbar qui en dit ce qu’elle veut bien.

SiteMap yabon pour le SEO

Le couple Robots.txt + SiteMap.xml est devenu célèbre récemment, mais le plan du site au format XML s’est répandu comme une trainée de poudre depuis l’avénement de la console Google Webmaster Tools. La légende urbaine suggère que ce fichier va améliorer le référencement.

  • Le SiteMap n’influe absolument pas sur le positionnement.
  • Le SiteMap n’aide même pas à l’indexation.

Si l’architecture du site est pourrie, tous les plans du site au format XML du Web ne suffiront pas à améliorer la présence du site dans l’index des moteurs. Cela aide à « découvrir » des URLs, mais il reste un paquet d’opérations avant la phase d’apparition au sein des résultats de recherche.

Du coup, personne ne fait plus de plan du site au format HTML ; ou alors ce sont des fonctionnalités et plugins de second rang dans les CMS.

C’est bien un plan du site HTML ! Lui va apporter quelque chose de concret à l’indexation et au référencement de manière plus globale. Encore faut-il que ce plan du site soit bien pris en compte…

Top 3 impossible sur les gros mots clés

C’est sans doute la question qui taraude le plus chaque propriétaire de site Web.

D’un côté, le Saint Graal représenté par le firmament des meilleurs mots clés de chacun fait miroiter les €€€, de l’autre la faisabilité torture l’esprit et le porte monnaie.

En fait, il ne doit pas y avoir une seule requête qui soit impossible. Seulement, tout est question de ROI et dans ce sens la grimpette ne vaut peut être pas tripette.

Faut il attaquer les gros mots clés ? Oui bien sûr que la domination des requêtes qui sont importantes est essentiel. Maintenant, je ne focaliserai pas dessus ; tout comme je suis toujours un peu déçu du potentiel des gros mots clés. Peu m’importe la position si la cible n’est pas rémunératrice et dans ce sens, l’imaginaire collectif n’est pas en phase avec la réalité. En rapport avec du e-commerce, un mot clef qui fait rentrer seulement une dizaine de ventes par jour n’est pas si fabuleux lorsque l’investissement a été trop important. Encore une fois, chacun doit voir comment goupiller son modèle économique en fonction car je rencontre également de nombreux sites dont la manne du chiffre d’affaires n’est rien d’autre qu’une paire de mots clés.

La pénalité du contenu dupliqué.

S’il y a bien un domaine où Google a progressé concerne la gestion du contenu dupliqué en interne. Le problème concerne plutôt le contenu dupliqué en externe, notamment avec l’essor du filtre Panda.

On ne devrait pas parler de pénalité, à proprement parler, puisque les pages sont « non valorisée » à la place de plombées. Les symptômes varient, mais on peut récupérer rapidement des pages à faible valeur ajoutée, tandis que sortir d’une pénalité est une autre paire de manches.

Par contre, il existe bien un problème (au lieu d’une pénalité) lié au contenu dupliqué. Il s’agit d’une faiblesse algorithmique, permettant des actions de Negative SEO (volontaire ou pas) sur la base du contenu dupliqué.

Adwords influe sur le référencement naturel

Que ça soit pour légitimer la chute du positionnement, après fermeture d’un compte Adwords, ou pour expliquer la montée d’un site après investissement dans la régie publicitaire Google Adwords, les discussions qui traitent de cas particuliers émergent régulièrement sur la Toile.

Plusieurs points me font penser à l’impossibilité d’une liaison entre l’entité commerciale de Google et sa partie Search. Déjà, quelqu’un parle toujours et rien n’a jamais transpiré depuis l’intérieur. Les grosses boîtes sont constituées de telle manière que les liaisons horizontales sont compliquées. Puis le risque en vaut-il vraiment la chandelle pour Google Inc. ; qui peut perdre gros si le scandale faisait surface. Faut dire qu’il s’agit d’un met de choix pour les afficionados de la théorie du complot.

Par contre, l’injection de trafic a toujours été un signal intéressant. Que ça vienne de Facebook, Twitter et pourquoi par Adwords, les flux de visiteurs sont pris en compte. Une hausse ou une baisse vont conséquemment envoyer un certain type de signal, d’où peut s’expliquer un impact sur le positionnement.

Maintenant, j’aurais également juré pendant des années que Google ne manipulait pas manuellement les résultats de recherche.

Troll infini

J’entends beaucoup moins parler des mythes sur l’intérêt de la validation W3C et l’avantage des pages sans tableaux en XHTML. La densité de mots clés est aussi tombée aux oubliettes, ainsi que la fréquence de mise à jour.
Finalement, le bon sens paysan, cher à David Degrelle, sera toujours la valve qui empêche le truc de partir en vrille.

La liste la plus connue est celle de Search Engine Land sur la mythologie SEO,  mais vous avez sans doute des liens ou des légendes à rapporter.