Debrief Peyronnet Show

MasterClass-SEOLa formation MasterClass SEO des frères Peyronnet est la secousse neuronale la plus intense que j’ai prise depuis longtemps.

En assistant au Peyronnet Show, au départ, tu ne sais pas trop de quoi ça va causer; pendant l’événement, t’en prends plein la poire;  après, tu vas y réfléchir pendant un moment pour tenter de recadrer tes neurones dans le bon sens.
Ensuite, tu fais Tilt et tu as franchi un bond de géant dans ta quête d’amélioration.

YaBon Master Class SEO

Encore, si j’étais le seul à pousser pour l’intérêt de cette formation, on pourrait m’accuser de favoritisme car je considère Sylvain Peyronnet comme un ami.
Pourtant, j’ai croisé des grosses bêtes du genre Papy Spinning, Loïc Hélias, Morgan Jerabek et Sylvain Deauré, après leur cure Peyronnet (la mienne était le lendemain) et ils étaient clairement secoués.

D’autres pointures comme Hervé ou Aurélien Bardon ont aussi l’air d’en avoir pris pour leur compte et il paraît qu’Olivier Andrieu, notre pape du référencement, va assister à la session de Strasbourg. Raph et Benoit seront à Lyon. Bien sûr, j’oublie plein de grosses bêtes du SEO, qui sont allés ou vont se rendre à une prochaine session.
Dans la mienne, il y avait Stéphane, Christian, Nat, Tai et une dizaine d’autres motivés.
Si des personnalités de ce calibre payent pour assister à cette formation, on peut facilement se demander qui peut se passer du Peyronnet Show ?

Pour qui ?

Le n00b va dire que c’est trop théorique et trop difficile, mais au moins ça va lui montrer le chemin qui lui reste à parcourir, afin de tilter sur comment fonctionne un moteur et éventuellement sur quoi et comment lui donner à bouffer.

Le référenceur à la papa va dire qu’il s’en fout royalement car il suit son petit manuel du référenceur endimanché, sans trop se poser de questions pour évoluer. Il se réveillera enfermé dans la cage du Google Zoo et peut-être qu’il captera le besoin de se secouer les méninges.

Il y a aussi le grincheux hermétique à la masturbation intellectuelle sur les algos. On en revient toujours à la question : « faut-il savoir comment fonctionne un moteur pour faire du référencement ? ».

Après, il y a ceux qui veulent continuer d’avancer. Ceux qui sont passionnés par leur métier, refusent de stagner dans leur zone de confort et surtout ne veulent pas subir. On doit voir clair dans la méthodologie et la stratégie sur le long terme, sans sourciller des évolutions du moteur et des assauts de la concurrence.
Si vous faites partie de cette dernière catégorie, alors le Peyronnet Show devrait être votre prochaine destination.

Pourquoi ?

On peut prendre plusieurs chemins pour atteindre un résultat en référencement et j’ose penser qu’une majorité de référenceurs souhaite progresser. Il y a des défis à relever et je ne vois pas trop comment s’y prendre, si on ne s’en donne pas les moyens. L’apprentissage du référencement est un chemin tortueux, qui comporte certaines lignes droites et pas mal de virages plus ou moins difficiles à appréhender.
Certes, on peut tout à fait le résumer à « mots clés dans Title et backlinks avec ancre kivabien » et se foutre du reste. Après, il y a des paliers à franchir pour ne jamais être froissé par les évolutions du moteur et de l’environnement. Je ne dis pas qu’on ne peut pas être parfois contrarié, mais franchement la morosité et la résignation ambiante du moment me gave. Si jamais je ne pouvais plus m’amuser, vous pouvez me croire que je n’hésiterai pas à tout stopper illico. Ça pleurniche et ça couine dans toute la sphère, alors qu’il y a toujours matière pour bosser sereinement. Je crois vraiment que certains ont pris le truc à l’envers.
Bon ça c’est dit…

La méthode empirique consiste à s’auto-former sur la base, puis conduire ses petits tests dans son coin, afin de fignoler un système permettant d’obtenir les résultats escomptés.
Tu fais ta petite tambouille d’opti « on page », tu construis un système « on site » pas trop bancal et tu déroules ta liste de spots « off site ».

Finalement, c’est simple le référencement, alors pourquoi se tracasser les neurones à vouloir piger ce qui se passe sous le capot ?

Cela fait 10 ans que je creuse du côté scientifique, pour tenter de piger comment fonctionne un moteur. Je ne suis pas Docteur es Algo, comme Sylvain, mais je suis tout de même arrivé à décortiquer quelques petites choses, en galérant dans ma barque au milieu de l’océan.

Il y a d’excellentes ressources pour galérer dans ta barque, telles que Research at Google, les brevets et si on creuse un sujet en particulier le volume de documents à consulter peut devenir massif. Ce n’est pas le genre de lecture qu’on peut amener à la plage sur son Kindle car il faut bûcher, faire le tri, continuer de creuser comme un dératé, partager avec d’autres dératés et peut-être aboutir à des conclusions qui vont être directement actionnables. Ce n’est pas la manière la plus efficace et rapide pour avancer, mais c’est absolument passionnant si on aime ça.

Par exemple, on parle beaucoup en ce moment de ma méthode du « cocon sémantique ». C’est bâti sur des fondamentaux de la méthode empirique globale, mais surtout grâce à mon étude du PageRank Thématique, qui est un des gros morceaux de la formation MasterClass SEO.

Prenons un autre exemple avec le PageRank de base. Même le n00b, le référenceur à la papa et le grincheux sont fascinés par l’indice de popularité Google. Pourtant, qui sera capable d’expliquer sa formule en quelques minutes et surtout tordre le cou à son interprétation propagée par mes plus illustres confrères ?

Go !

Tu arrives le matin, tout frais tout beau, te disant que tu vas sans doute devoir sortir ton meilleur jeu de jambes pour suivre, mais t’es assez fortiche pour ne pas prendre un uppercut.

Après avoir bu un café, claqué des bises et serré des pognes, direction la salle de classes de Le Professeur SEO et son frangin.

Un carnet Moleskine et un stylo clef USB avec plein de super bonus t’attendent à ta place. Les frérots Peyronnet t’annoncent la couleur, indiquant que ça va monter en puissance graduellement dans les 5 blocs de la formation.
Bah, je boxe depuis 10 ans dans la catégorie Poids Lourds SEO et ce ne sont pas quelques rounds en une journée qui me font peur. Qu’il vienne Le Professeur SEO, j’suis affûté comme Rocky moi. Y a marqué Google sur mon steak tartare que je gobe au petit déjeuner et les concurrents ne voient que la fumée, en forme de logo RedBull, sur mon burn dans les SERPs. J’suis un king et le gang Peyronnet ne risque pas de me la faire à l’envers !

Allez, la cloche annonce le début du premier round ! Pour commencer, un peu d’histoire sur la recherche d’information te réveillent doucement (Big Up à Gerard Salton), faisant glisser un peu de storytelling pour t’amadouer vers la suite. Les frères Peyronnet montrent leurs jeu de jambes, mais c’est encore le round d’observation.

Ensuite, tu reçois un décorticage des concepts et des tâches liés à un moteur de recherche. Les quelques crochets et uppercuts ne m’atteignent pas. Coco tu ne vas pas me la faire so easy, j’suis un bon SEO moi !

C’est Sylvain qui se colle à la présentation principale et Guillaume donne des conclusions concrètes sur l’impact SEO.

Bon j’avoue avoir tout de même déjà l’odeur des gants Peyronnet sur le coin de la lèvre et la pommette. Rien qu’à ce stade, j’ai remis à jour mes cadrans sur le crawl, l’indexation et le classement.

C’est aussi là que je me rappelle pourquoi Sylvain m’énerve.
J’ai lu des dizaines de pages sur Hummingbird et il me faudrait 20 minutes à l’oral ou 2 000 mots à l’écrit pour l’expliquer.
Le Professeur SEO t’explique de manière limpide le bouzin en 3 phrases.

Ok coco, ton crochet m’a touché, mais je reste parfaitement lucide.

Le round II attaque sur la notion de pertinence. C’est là aussi qu’on voit l’intérêt du prof, car tu peux ressentir un grand moment de solitude lorsque tu interprètes une formule dans ton coin.

C’est vachement mieux quand Le Professeur SEO te fait une explication live. J’étais même un peu jaloux de ceux qui recevaient l’information pour la première fois. J’ai vraiment gaspillé des heures, adoptant le regard du Labrador devant des formules mathématiques et autres algorithmes touffus. Si seulement j’avais pu hacker le cerveau de Sylvain, genre Matrix et pouf « I Know Ze Cosinus Of Salton » !

Je me suis entraîné à la Rocky, en tapant sur des carcasses de viandes et en soulevant des troncs d’arbres, mais la Gold Gym avec un bon entraineur n’est finalement pas une si mauvaise option.

À la fin du 2ème round, tu peux bomber le torse. Bon ok, j’ai reçu de sérieuses secousses et je commence à avoir l’arcade qui saigne, mais mon jeu de jambes tient bon.
Hey coco, j’suis un bon SEO moi !

Si tu n’avais pas déjà posé tes neurones sur le fonctionnement d’un moteur, alors tu peux aussi bomber le torse car tu pourras rentrer chez toi et voir le regard du Labrador chez ceux à qui tu vas causer  TF, IDF, Lemmatisation, alignement sémantique, clustering, etc.

Sauf que tu avais oublié l’avertissement, en début de formation, qui disait qu’on allait monter en puissance graduellement dans la journée.

On démarre round III et là tu prends une saloperie d’uppercut sur le PageRank. Merde, on m’aurait menti !
En fait, tout le monde n’a pas eu tout faux, mais disons que l’interprétation est à côté de la plaque. Je n’en dirais pas plus, mais un gros morceau t’attend sur le PageRank. C’est certain que tu ressortiras beaucoup moins con, après avoir avalé ta dose du Peyronnet Juice.

C’est au tour du surfeur aléatoire de débouler et celui là faut aussi bien le choper en vol. Sinon, c’est crochet du droit et du gauche en pleine poire, pour passer le reste du combat à voir des étoiles.

Ça continue de monter crescendo avec le PageRank Thématique et mon moment de gloire, lorsque Sylvain cite mon cocon sémantique chéri.
Je continue d’encaisser malgré la fatigue, la sueur qui pique les yeux et le goût du sang dans la bouche.
Ce troisième round n’en finit pas ! Ok j’suis un bon SEO moi, mais je commence à réaliser que je suis passé à côté d’un paquet de choses à me prendre pour Rocky.

Le round IV sur le WebSpam peut démarrer, mais j’ai la marmite qui commence sérieusement à bouillir. À force d’en prendre plein la gueule, je sens mon cerveau qui fait du bilboquet dans le crâne.
Pas grave, j’me sens toujours un bon SEO moi ! Même si les Peyronnet m’ont cogné pendant 4 rounds, il me reste encore du jeu de jambes.

À propos du webspam, ne comptez toujours pas sur moi pour faire un spoiler, mais ça dépote. Surtout, j’ai vraiment hâte que l’étude lancée par Sylvain soit terminée (aïe je viens de me souvenir que j’ai des devoirs à rendre au professeur là dessus).

La cloche sonne enfin pour clore le round IV. Tu te rends vraiment compte de ce que les frangins voulaient poliment dire par « monter graduellement » en puissance dans la journée.

Mon conseil à la pause : avale directement 5 capsules Nespresso, bois 2 canettes de RedBull, gobe 1 pilule d’amphé et 3 Advil.

Allez je me motive pour le round V ! J’ai mal partout, mais je me rappelle que je suis un bon SEO moi !
Les cuisses et les mollets brûlent, mon jeu de jambes faiblit, mais je ne suis toujours pas allé au tapis.

Le dernier round démarre et Sylvain me fonce dessus. Boum je m’étale ! L’enfoiré vient de me mettre un uppercut au menton doublé d’un crochet au foie. Je me relève au compte de 9 et termine le round dans un coin, faisant mon possible pour éviter les coups de massue envoyés par Le Professeur SEO.
Je ne sais plus trop à quel moment Sylvain m’a mis KO au round 5. Je me rappelle vaguement m’être réveillé sur la civière qui m’emmenait au vestiaire.
Je suis allongé sur un banc, j’ai mal. Mon nez et deux côtes sont cassés, je ne vois plus rien à cause du sang qui coule dans les yeux, mon cerveau s’est détaché de la boite crânienne.
Après plusieurs semaines d’hôpital, je me sens mieux et j’ai enfin eu le courage de vous raconter cette histoire.

En fait, ce combat m’a fait mal, mais j’ai beaucoup appris. Peut-être que je me sentais bon SEO moi, mais rien de tel qu’un gros KO pour devenir meilleur.

Le morceau sur les fermes de liens est costaud. Tu te dis qu’il y avait du bon dans ta super méthode pour niquer Google, mais ça ira beaucoup mieux si tu arrives à faire rentrer dans l’estomac le trognon coincé dans ton gosier.
Ou alors une meilleure analogie (j’étais à la session de Bordeaux après tout) : tu es un paysan qui fait de la vinasse maison. Ça peut se boire, sans forcément t’empoisonner, mais tu rivalises à peine avec le Beaujolais.
D’un coup, tu hérites d’un bout de vignoble à Saint Emilion et l’œnologue Peyronnet t’as montré la voie pour être estampillé 95 par Parker. Le terroir et l’explication ne vont pas te donner la formule magique pour sortir un grand cru, mais je vois mal comment faire sans.

Etirements et récupération

Au final, je suppose que le ressenti s’est fait à différents niveaux, selon les participants, mais c’est impossible de ne pas être récompensé.

De mon côté, je n’ai pas terminé d’incuber et je cogite surtout à propos de la dernière partie sur les fermes de liens. Je ne sais pas si je vais aboutir à ma quête de BH Revival, mais la formation m’a véritablement débloqué un énorme pavé sur ma route.
Je pense même retourner pour une deuxième couche, après avoir terminé l’intubation de cette première dose.

Dans ce billet, je me suis auto-censuré pour ne pas spoiler certains contenus ou donner mon interprétation détaillée. La formation effectue un impressionnant tour de France frénétique et le prix ne peut pas être un frein.
Du coup, allez voir El Profesor et son frère en direct. Promesse d’assister à un grand moment dans votre cheminement de référenceur, que nous ne pourrez pas trouver ailleurs.
Vous êtes certainement de très bons SEOs vous, mais tentez les 5 rounds du Peyronnet Show pour voir !

  • D’autres comptes rendus sont à lire chez Papy et Loïc.